Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Gable-Ouvrier]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1128500
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1129998
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HOURD, s. m. (heurt, heur, ourdeys, gourl). Echafaud ferme de 
planches. Applique a l'architecture militaire, est un ouvrage de bois, 
dresse au sommet des courtines ou des tours, destine a recevoir des 
defenseurs, surplombant le pied de la Inaqonnerie et donnant un flan- 
qucment plus etendu, une saillie tres-favorable a la defense. Nous 
avons explique, dans l'article ARCHITECTURE MILITAIRE (voy. fig. '14, 15, 
'16 ct 32), les moyens de construction et Futilite des hourds; toutefois 
l'objet prend une si grande importance dans l'art de 1a defense des 
places du x1" au xIv" siecle, que nous (levons entrer dans des develop- 
pcments. 
ll y a tout lieu de croire que, des Pepoque romaine, les hourds etaient 
en usage, car il est question, dans les Commentaires de Fäsar, d'ou- 
vrages de bois qui sont de veritables hourds. Nous en avons donne un 
exemple a l'article FOSSE, fig. l. Dans l'ouvrage de bois qui couronnait 
les fosses du camp de Gesar devant les Bellovaques, les galeries reunis- 
sant les tours ont des hourds continus protegezuitun parapet inferieurf. 
La necessite pour les defenseurs de commander le pied des remparts, 
d'enfiler les fosses et de se mettre a l'abri des projectiles lances par les 
assiegeants, dut faire adopter les hourds des Pepoque gallo-romaine. 
Les crenelztges superieurs ne pouvaient, en cas de siege, presenter une 
defense efficace, puisque, en tirant, les archers ou arbaletriers etaient 
obliges de se decouvrir. Si Fassiegeant se logeait au pied meme des 
murs, il devenait de toute impossibilite aux assieges, non-seulement 
de lui decocher des traits, mais meme de 1e voir, sans passer la Inoitie 
du corps en dehors des creneaux. A la [in du X1" siecle deja et au com- 
mencement du X119, nous remarquons, au sommet des tours et rem- 
parts, des trous de hourds perses au niveau des chemins de ronde "l. 
Souvent alors ces trous sont doubles, de maniere a permettre de poser, 
sous la solive en bascule, un lien destine a soulager sa portee. 
Les merlons des tours et courtines du chäteau de Garcassonne 
(1100 environ) sont hauts (21260 a  les trous des hourds sont 
espaces regulierement, autant que le permet la courbe des tours ou 
les dispositions interieures; sous leurs pieds-droits sont perces, tout 
a travers, quatre trous : deux un peu au-dessous de l'appui des cre- 
neaux, deux au niveau du chemin de ronde. Du chemin de ronde 
(fig. l), les charpentiers faisaient couler par le "trou inferieur une pre- 
miere piece A, puis une seconde piece B, fortement en bascule. L'ou- 
vrier, passant par le creneau, se mettait a cheval sur cette seconde 
piece B, ainsi que l'indique le detail perspectif B, puis faisait entrer 
le lien G dans son embrevfement. La tete de celien (Stait reunie a la 
piece B par une cheville; un potelet D, entre de force par derriere, 
roidissait tout le sysleme. Lit-dessus, posant des plats-bords, il etait 
De Bcllo Gallico, VIII, 
' Au vhätvnn de Carcasse 
VU" 0M 
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de hou 
ds sont partout conserväs.
        

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