Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Gable-Ouvrier]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1128500
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1129976
 12-1  [ HÜTELLEBIE] 
leurs, les onansiozzs servaient de gite non-seulement aux simples parti- 
culiers et aux soldats, mais aux magistrats et preteurs en tournee, et 
a l'empereur lui-meme lorsqu'il voyageait. C'est dans une WIMlSiOH du 
pays des Sabins que Titus fut pris de la iievre dont il mourut peu de 
jours apres. S'il fallait montrer sa carte dans une mansion, a plus forte 
raison ne pouvait-on se procurer des chevaux de relais qu'avec des 
lettres de poste. 
Apres l'invasion des barbares, cette institution des hotelleries im- 
periales fut, bien entendu, entierement ruinee. Les races germaines 
pratiquaient largement Fhospitalite. Un Franc, un Bourguignon ne 
croyait pas pouvoir refuser l'entrer) de sa maison a un etranger; 
aussi, dans les voyages, pendant les premiers siecles du moyen äge, 
avait-on pour habitude, a chaque couchee, de demander le gite et 1a 
nourriture dans les habitations que l'on rencontrait sur son chemin. 
Si le proprietaire auquel on s'adressait etait trop pauvre ou trop a 
Pctroit pour pouvoir vous satisfaire, il vous accompagnait chez un 
voisin mieux partage, et tous ensemble prenaient leur repas. a Aucune 
a autre nation, dit Tacite en parlant des Germains 1, n'accueille ses 
u convives et ses hotes avec plus de generosite; fermer sa maison a 
a une personne, quelle qu'elle fut, serait un crime 2. Selon sa fortune, 
u chacun reeoit 111616, offre un repas; et lorsque les provisions sont 
a cpuisees, celui qui tout a l'heure recevait, indique un autre asile et 
a y conduit: ils entrent chez le nouvel hote sans invitation, et sont 
u accueillis avec une egale boute : connus, inconnus, sont, quant aux 
a droits dhospitalite, traites avec les memes egards. n En faisant la 
part de Fexageration dans le tableau trace par Tacite, il est certain 
toutefois que les conquerants barbares des Gaules regardaient l'hospi- 
talite comme un devoir dont on ne pouvait s'affranchir. 
Cependant, du temps de Gregoire de Tours, il existait des auberges, 
puisqu'il en signale quelques-unes. Les etablissements monastiques 
repandus sur le sol des Gaules des le 1x6 siecle exercaient Fhospitalite, 
et dans les abbayes ou pricures des x1" et XIIB siecles il est toujours 
fait mention de la maison des hotes, batie proche la porte (Tentree. Il 
n'en existait pas moins, au X110 siecle, un nombre prodigieux (Thotel- 
leries sur les grands chemins et dans les faubourgs des villes, et ces 
hotelleries, moins bien surveillees que ne Tetaient celles du temps 
de l'empire, etaient le refuge des voleurs. des assassins, des femmes 
perdues, des joueurs et des debauches. La legcnde de TEnfaNt prodigue 
le representc toujours, acette epoque, dans une hotellerie, au milieu de 
femmes qui Penivrent et lui derobent son argent. Courtois d'Arras est 
' Germfuzia, cap. xxx. 
f La loi ripuairc faisait de Yhospitalitü un devoir impärieux et puniSSq-t d. amende 
  , .1 une 
ceux ([11 man mucnt.          
l  q_ LCÜ ÜaPlmlüUes de Challemagne commandent Phospltalne 
sous les memcs pemes.
        

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