Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Gable-Ouvrier]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1128500
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1129782
L HÜTEL-DIEU ]  102  
blables a celles des chartreux, avec une chapelle commune. Les reli- 
gieux qui avaient cure du temporel et du spirituel des leproscries 
logeaient dans des batiments voisins de Feglise. 
Il est clair que les dispositions architectoniques n'avaient rien a voir 
dans ces enclos parsemes de cabanes. Il n'en est pas de meme pour 
les hopitaux. ll nous reste, de Pepoque du moyen fige et particuliere- 
ment des xni et xmt siecles, d'admirables batiments affectes aux ma- 
lades recueillis dans les monasteres, dans le voisinage des cathedrales, 
ou meme dans des cites florissantes. Chaque nionastere possedait son 
aumonerie, dest-ä-dire un personnel charge d'exercer Fhospitalite. 
Pendant le moyen age, Phospitalite etait obligatoire. Des Pepoque 
carlovingienne, il existait des impots destines a secourir les pauvres, 
les pelerins, les malades. Charlemagne avait, dans ses ordonnances 
et capitulaires, recommande a ses sujets d'offrir Fhospitalite, et  il 
n'etait pas permis alors de refuser aux voyageurs le couvert, le feu et 
Peaul s. Les communes rivaliserent avec les rois, les seigneurs et les 
simples particuliers, dans ces ceuvres de bienfaisance. Beaucoup de 
villes etablirent des hospices, a leurs depens, soit dans des batiments 
neufs, soit dans des edifices abandonnes que l'on faisait restaurer en 
vue de cette destination. Des hospices furent meme baltis dans des 
lieux isoles pour servir de refuges aux voyageurs et les garantir contre 
les voleurs qui infestaient les routes; ces batiments etaient souvent 
fondes par des cenobites et sous la garde de religieux. Les villes etant 
habituellement fermees le soir, les voyageurs etaieut contraints de passer 
la nuita la belle etoile; des maisons de refuge, sortes de caravanscrails 
gratuits, süfileverent non loin des portes. a En 1202, deux nobles alle- 
(c mands voulurent remedier a ce grave inconvenient, et tirent con- 
c struire un hospice hors de la porte Saint-Denis a Paris. Un emplace- 
a ment d'une contenance de deux arpents fut promptement couvert de 
(1 bätiments. Une grande salle de pierre de taille, elevee au milieu du 
a sol au moyeu d'arcades formees a croix d'osier, yfut construite pour 
(c les pauvres ; elle avait vingt-deux toises et demie de long et six toises 
(c de largeur? ä) En 1310, le nombre des maisons-Dieu, maladreries et 
lcproseries qui recevaient des secours en argent surla cassette particu- 
liere du roi de France, etait de cinq cents environ; dans la banlieue de 
Paris seulement, quarante-huit maladreries profitaient de ces dons. 
La eharite publique et privee sut encore rendre son assistance plus 
efficace, en fondant des hepitaux pour certaines inlirmites particu- 
lieres. Saint Louis donna l'exemple en faisant batir l'hospice des 
Qu-hzze-Vingts pour les aveugles de Paris. Sans parler des leproseries, 
on fonda, dans beaucoup de villes, des hospices pour les boiteux, pour 
f Voyez Droits et usages concernant les travaux (le construction publique ou privde 
sous la troisiäme race des rois de France, par M. A. Champollion-Figeac, p. 166. Paris, 
1860.  f Ibidemv.
        

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