Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Dais-Fût]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1122563
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1128389
[ FRISE p]    
et demoli a plusieurs reprises, il semble n'avoir (sa destine qu'a sup_ 
pleer momentanement au grand gihet, lorsque celui-ci avait hesoin 
de quelques reparalions. La premiirre mention du gihel de Mouti- 
gny remonte a Pannee 13:28. Il n'existait plus au commencement du 
xv" siecle, puisque en 1416 il fallut construire un gihet provisoire, 
en attendant les travaux q1.1'on faisait a lllontfaucon. 11 (Je gibet con- 
sistait en quatre poteaux de bois d'un pied (Fequarrissage et de vingt 
pieds environ de hauteur, engagtis 51 leur pied dans un 111ur (l'appui 
de deux pieds (Fcpaisseur et d'autant de hauteur environ. Quatre 
traverses retinissziient la tete des quatre polaux'.  
Les fourches patibulaires servaient de lieu (l'exposition pour les 
condamnes executes en d'autres lieux et qui meme n'avaient point 
ete pendus. Les corps des (lecapites etaient enfermes dans un sac; 
on exposait aussi aux gibets les suicides, des mannequins figurant 
des condanines par contumace. Le cadavre de l'amiral de Goligny fut 
suspendu au gibet de Monlfaucon par les pieds. L'Fltoile rapporte que 
Gatherine de Medicis, (r pour repaitre ses yeux, l'alla voir un soir et _v 
a mena ses fils, sa fille et son gendre n. Depuis lors ces fourches pati- 
bulaires ne servirent guere aux executions ou expositions. Sauval 
cependant dit avoir encore vu des cadavres, bien qu'alors cet editice 
fut en ruine. 
Les fourches patibulaires ne servaient pas seulement a pendre des 
humains, on y suspendait aussi des animaux, et notamment des porcs, 
condamnes a ce genre de supplice a la suite de jugements et arrets 
rendus pour avoir (levore des enfants. (Voyez, a ce sujet, la brochure 
de M. E. Agnel, Curiosiläs judiciaires et itistoriqucs du moyen tige. Paris, 
1858, Dumoulin.) En cas pareil, les formalites judiciaires du temps 
etaient scrupuleusement suivies, et, comme il etait dtusage de pondu- 
les condamnes vetus de leurs habits, on habillait des zinimziux (prou 
menait au gibet. u En 1386, une sentence dujuge de Falaise condam na 
n une truie a etre pendue pour avoir tue un enfant. Cette truie fut 
n executee sur la place de la ville en habit d'hom1ne'3..... n 
En 13'143, un taureau qui avait tue un homme futjuge et pendu aux 
fourches patibulaires de Moisy-le-Temple. Il y eut appel de la sentence 
Le jugement fut trouve equitable; mais il fut decide que le comte de 
Valois n'avait aucun droit de justice sur le territoire de Moisy, et que 
les officiers n'auraient pas du y instrumentert. 
FRISE, s. f. Ornement courant remplissant une assise horizontale 
sous un bandeau, sous une corniche. Dans l'architecture romaine, 
on entend par frise l'assise unie ou decoree qui se trouve COlllpPlSl? 
1 Sauvzü, t, Il, p. 612.  Fälibicn, t. 1' 
2 M. E. Agncl, Cwius. jzulic. 
3 Carlicr, Histoire du fluclmi 11e Vuloix, t 
' Saint-Foix, Essais hist sur Parfs. 1771 
icllivcs B. 
20 
P
        

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