Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Dais-Fût]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1122563
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1128293
   [i FOURCHES 1 
(le fours qu'il plaisait aux bourgeois d'en cOIIstruiI-eDans les tours des 
villes foI-titiees, on etablissait souvent des fours, afin (le permettre ä 
la garnison, en cas de blocus, de faire cuire son pain sans recourir 
aux lmliilzints ou aux fours banaux. La plupart (les donjons posseclent 
leur four. (Voy. AIIcIIITIIcTuIII-z MILITAIRE, GIIIlfrI-IAU, DONJON, PORTE, TOUR.) 
Les fours ä chaux ne pouvaient, non plus que les fours ä pain, etre 
(ftablis sans la permission du seigneur. 
FOUBCHES PATIBIILAIRES. a Les hautesjustices locales, dit M. A. Cham- 
a pollion-Figeact, pouvaient elever autant de fourches qu'elles desi- 
a raient en etablir. Les ordonnances du roi Jean, de 1345 et de 11356, 
u paraissent suffisamment l'indiquer. Mais le sage monarque Charles V 
a y ajouta un privilegc nouveau pour certaines localites, celui (l'avoir 
if des fourches patibulaires a deux piliers. L'abbaye (le Cluny obtint 
a cette permission toute de faveur en 1360, au mois de septembre? 
a Nbmettons pas un dernier fait, qui prouvera qu'il n'etait pas permis 
a dorner ces zitroces instruments de supplice (Fautres signes que ceux 
u que le roi voulait qu'on y plagat. Le comte de lthodez ziyant mis. s05 
u armes au 1iautd'une potence etablie sur la place des Carmes de cette 
u ville, le senechzil de Rouergue fut imniediatiement. informe que le roi 
a s'opposait formellement a ce qutellcs y fussent. placees, et que le 
a comte serait traduit (levant, la haute justice du monarque. Il est vrai 
a que l'apposition du comte de lthoilez representaiti, dans ce cas, une 
w prise de possession de la justice et de la place; niais cetait bien 
a mal, pour un seigneur du ltouergue, de choisir cette occasion de 
a faire parade du blason de  armes.  (Tetait un privilege; le mal 
etait (l'en user s'il n'en zivait pas le (lroit. 
A ce propos, et pour prouver jusqua quel point le roi etait jaloux 
de ses droits de juridiction, pendant le sejour des papes a Avigiioi1,'uii 
insigne malfaiteur, poursuivi par les ofticiers de la justice pontificale, 
traversa, devant la ville, un bras du lihüne, et se refugia dans l'ile dite 
du Mouton. Les gens du pape y ziborilerent en menie temps que le 
crilninel, seinparerent de sa personne, et le pendirent sur place a une 
potence dressee par leur ordre. Le cadavre du supplicie fut inhume 
aptes le (lelai voulu. Ces faits ne furent rapportes que longtemps 
api-es aux Ofticiers du roi de France, qui accuseront les gens du pape 
(pavoil. enipiete sur les droits Vseigneuriaux du roi; les ofticiersvdu 
pape ilueguerenf, pour leur defense, (jljiliä n avaient pas l'intention 
(Fusurper la juridiction royale, mais qu ils avaient, cru devoir debar- 
rasser la contree d'un homme dangereux. Les juges royaux n'insis- 
tbrent pas; mais pour que ce precedent ne put etre invoque plus tard 
contre les droits de leur souverain, ils se transporterent a leur tour 
dans liile du Mouton, y procederent contre le supplieie, et, apPGS lu1 
Droits et usages, p, 165. 
(lollcct. de chartes ct dipl6n1cs, boite 267 
V 
70
        

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