Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Dais-Fût]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1122563
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1127615
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ne manquaient pas cependant. de terminer les parties superieures de 
leurs cditices par des ornements de pierre, (le marbre ou de metal, 
qui se (lecoupzlient sur le ciel; mais les exemples n'existant plus en 
place, il etait convenu que l'architecture antique se passait de ces 
tICCCSSOlPBS. Getait un moyen (Feluder la (lifticulte. Peu a peu, cepen- 
dant, les etudes archeologiques, l'inspection de fragments cpars, de 
n1edailles,ont fait reconnaitre que les anciens etaient loin de se priver 
de ces ressources decoratives; on chercha donc timidement et un pou 
au hasard ä rompre les lignes seches et froides de nos palais, de nos 
cdifices publics: or, lorsquiil s'agit de silhouettes, ce qu'il faut, ce sont 
(les traces hardis, un coup (l'oeil sur, Texperifrnce de l'effet perspffclif, 
l'observation du jeu des ombres. Cette experieilce, il nous faut l'ac- 
querir, car nous l'avons absolument perdue. 
FLORE, s. f. Nous avons souvent l'occasion de parler de la flore 
sculptee de l'architecture du moyen fige; c'est qu'en effet cette archi- 
tecture posst-de sa flore, qui se modifie a mesure que l'art progresse 
et (lecline. Pendant la periode romane, la tlore n'est guere qu'une 
imitation de la sculpture romaine et byzantine; cependant on apercoit, 
vers le commencement, du X110 siecle, dans certains editices romans, 
une tendance manifeste a chercher les modeles de Fornemelitzttioii 
sculptee parmi les plantes des bois et des champs. Mais comment 
cette recherche con11nence-t-elle?A quels elemtänts s'attache-belle 
d'abord  Qui la provoque? Comment säärigts-t-elle en syslenle et par- 
vient-elle a former une ecole? Resoudre ces questions, c'est faire 
l'histoire de notre art fifancais au moment oii il se developpe, ou il est 
reellement original et nkrmpruntte plus rien au passe. 
Il semble, en examinant les monuments, que les clunisiens ont ete 
les premiers a former des ecoles de sculpteurs allant chercher dans 
les productions naturelles les elements de leur (lecoration. Les chapi- 
teaux de la nef de leglise abbatiale de Vezelay ne sont plus deja des 
imitations abatardies de la sculpture antique : leur vegetzttion sculptee 
posscde une physionomie qui lui est propre, qui a laprete d'un art 
neuf plutot que l'empreinte barbare d'un art dernier rellet de tradi- 
tions vieillies. Sur les bords de la Loire, de la Garenne, en Poitou et 
en Saintonge, au commencement du xne siecle, on voit aussi la sculp- 
ture chercher d'autres elements que ceux laisses par Pantiquite. (les 
essais toutefois sont partiels; ils semblent. appartenir a des artistes 
isoles, fatigues de toujours reproduire des types dont ils ne compre- 
naient plus le sens, parce qu'ils n'en connaissaient plus l'origine. Quoi 
qu'il en soit, ces essais ont. une certaine importance : ils ont ouvert la 
voiea la nouvelle ecolc des architectes laiques; c'est du moins pro- 
bablc. 
Prdsentox1s tout d'abord un de ces exemPles, qui fera ressol'flil' du"? 
fagon plus claire ce que nous allons dire. Nous donnons 1c1 un chapl-
        

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