Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Dais-Fût]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1122563
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1127173
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article, mais sont. composes de grands chässis a jour compris entre des 
aretiers, ainsi que l'indique le trace P, et separes par des linteaux Q 
qui servent d'etresil1onnen1ents entre ces aretiers tres-charges, puis- 
qu'ils portentles moulants des tourelles d'escaliers. Suivant le projet, 
les angles lt de la lanterne carree etaient. portes, chacun, sur les deux 
aretiers 0, comme par deux contre-fiches de pierre. Les quatre grands 
pinacles recevant les quatre escaliers arrivant a la plate-forme A, et 
les tourelles liexagones des escaliersdaretiers de la tleche, avaient. ete 
combines pour etre termines par des pyramidions ajoures, ce qui eut 
produit une silhouette surprenante et d'un grand effet. Les ressources 
auront probablement fait defaut, et tous ces couronnements se ter- 
minent carrement, ce qui de loin produit une suite de gradins gigan- 
tesques d'un etfet deplorable. 
Il est entendu, nous ne pretentlons pas le nier, que la fleche de la 
cathedrale de Strasbourg est un chef-d'oeuvre; mais cette admiration 
assez generale est surtout motivee sur la hauteur excessive de Feditice. 
Pour nous, architectes, dont l'admiration ne croit pas aviec le niveau 
des monuments, nous devons considerer la tleche de Strasbourg 
comme une des plus ingenieuses conceptions de l'art gothique a son 
declin, mais comme une conception pauvrement executee. Ce n'etait 
pas certes la ce qu'avait imagine l'auteur du plan sur velin dont nous 
venons de donner un fragment; il avait voulu, sans aucun doute, 
obtenir une silhouette rampante et finement decoupee par le moyen 
d'une suite de pyramidions penetres par ces hexagones si adroitement 
enchevetres, et non point une serie de gradins qui arretent l'oeil de la 
facon la plus desagifeable. Plantant une lanterne carree sur la pyramide 
octogone de la tleche, il pretendait reveiller le couronnement par une 
forme contrastant avec les angles obtus de la base. Il devait certaineh 
ment couronner cette lanterne par une derniere pyramide octogonc 
tres-aigue, et non par ce lanternon rentle qui termine la tleche actuelle. 
Mais si, vers le milieu du xve siecle, les architectes gothiques etaient. 
devenus d'excellents geometres, des appareilleurs subtils, ils avaient 
perdu ce sentiment exquis de la forme qui se trouve chez leurs de- 
vanciers. Leurs combinaisons ingenieuses, leur pretention a la lege- 
rete excessive, les conduisent a la lourdeur par la multiplicite des 
details et la complication des formes, dont on ne peut plus demeler le 
sens. C'est surtout dans les silhouettes qu'apparaissent ces defauts; 
les formes simples, coniprehensibltis, elant les seules qui produisent 
de l'effet quand on en vient a decoupcr un editice sur le ciel. Toutefois 
l'examen des plans de l'oeuvre de Strasbourg laisse deviner quelque 
chose de bien superieur a ce que nous voyons, et, pour l'honneur des 
successeurs d'Erwin dc Steinbach, il faut croire que l'argent leur a 
manque comme a tous les architectes qui ont eu la charge de terminer 
ou de continuer les cathedrales pendant les XIVÜ et xvt SiäCIGS- 
Dapres le larojet, les six hexagones formant l'escalier serpentant, 
construits au moyen de montants de pierre relies par des claicres-voifs 
v.  o)
        

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