Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Dais-Fût]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1122563
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1126359
 359  l; FAQADIE ] 
culte, ne sont pas le produit d'un caprice barbare, mais une protesta- 
tion de plus en plus vive contre les abus du siecle. etparticulierement 
des ordres religieux. Nous ne saurions trop le repeter, la classe laique 
inferieure, pendant le moyen äge, suit du xne au xve siecle une marche 
logique. Elle ne pouvait exprimer ses sentiments, ses coleres, sonpen- 
chant pour la satire, sa verve moqueuse, que dans les productions 
d'art: dätait la seule liberte qu'on lui laissait; elle en profitait large- 
ment, et avec une persistance qui, maigre la liberte de la forme, de- 
coulait d'un instinct dujuste et du vrai, fort louable, que nous aurions 
grand tort (le meconnailre. 
FAQADE, s. f. (vistz). On applique le nom de fagade aujourd'hui a toute 
ordonnance d'architecture donnantsur les dehors, surla voie publique, 
sur une cour, sur un jardin. Mais ce n'est que depuis le xvi" siecle, en 
France, qu'on a eleve des facades comme on dresserait une decoration 
devant un editice, sans trop se soucier du plus ou moins de rapports 
de ce placage avec les dispositions 
interieures. Les anciens, non plus A  lgx 1 
que les architectes du moyen age, f?  A 
ne savaient ce que oetait qu'une   
facade dressee avec la seule pen- Üjiioif  
see de plaire aux yeux des passants.   
Les faces exterieures des bons mo- m (H  si) 
numentsdefantiquiteou du moyen s  ff 
äge ne sont que l'expression des 
dispositions interieures. Pour les eglises, par exemple, les facades 
principales, celles qui sontopposees au chevet, ne sont autre chose que 
la section transversale des nefs. Pour les maisons, les facades sur la 
rue consistent en un pignon si la  
maison se presente par son petit 2  " 
cote, en un mur perce de portes 2  
A        
et de fenetres S1 au contraire la   i, 
maison presente vers l'exterieui'  1;;  
son grand cote. Tout corps de logis  s  W  14v, 
du moyen age est toujours bäti sur     x  3 
un parallelogramme, des pignons fübtf  ÄXX  f pi 
etant eleves sur les deux petits co-  ä  tt  
tes opposes. Ainsi (fig. l) le corps      5 
de logis du moyen age presente 151,5 X5  
deux pignons A et deux murs late- E]  
raux B. Si plusieurs bätiments sont l MMMW f 0 
agglomeres, ils forment une reu-   
nion (tig.2)d'un plus ou moins grand nombre de ces logis distincts, et 
leurs facades ne sont autre chose que la disposition plus ou moins 
decorec des jours ouverts sur les dehors. Ce principe fait assez voir 
que ce que nous entendons aujourd'hui par fagade n'existe pas dans
        

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