Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Dais-Fût]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1122563
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1125823
[ ESCALIER l  306  
Les architectes, devenus tres-habiles traceurs-geometres des la fin du 
xme siecle, trouvaient dans la composition des escaliers un sujet propre 
a (levclopper leur savoir, a exciter leur imagination. Leur systeme de 
construction, leur style d'architecture, se pretaient merveilleusement, 
a l'emploi de combinaisons (fompliquees, savantes et empreintes d'une 
grande liherte; aussi (bien que les monuments existants soient. mal- 
heureusement fort rares) les descriptions de chateaux etde monasteres 
font-elles mention (Pescaliers remarquables. 
Souvent, par exemple, ces grandes vis de palais etaient a double 
revolution, de sorte qu'on pouvait. descendre par l'une et remonter 
par l'autre sans se rencontrer et nleme, sans se voir. D'autres fois deux 
vis selevaient l'une dans l'autre : l'une dans une cage interieure, l'autre 
dans une cage exterieure; combinaison dont on peut se faire une idee, 
en supposant. que la petite vis tiguree dans la coupe tigure ll descend 
jusqu'au rez-de-(fhztussee. La vis in terietire devenait escalier de service, 
et le degre circonvolutant, escalier d'honneur. Independannnent des 
avantages qu'on pouvait tirer de ces combinaisons, il est certain que 
les architectes, aussi bien que leurs (zlients, se plaisaienta ces raffine- 
ments de hatisses; dans ces chateaux ou les journees paraissaient fort 
longues, ces bizarreries, ces surprises. etaient autant de distractions 
a la vie monotone des ehatelains et de leurs hotes. 
On voyait, aux Bernardins de Paris, dit Sauval 1, t: une vis tournante 
rr a double colonne (noyau) ou l'on entre par deux portes, et ou l'on 
(r monte par deux endroits, sans que de l'un on puisse etre vu dans 
u l'autre. Cette vis adix pieds de profondeur (3225), et chaque marche 
a porte de hauteur huit a neuf pouces (0m,23). Les marches sont delar- 
u dees, et ne sont point revetues d'autres pierres. C'est le degre de la. 
a maniere la plus simple, et la plus rare de Paris; toutes les marches 
a sont par dessous (lelztrdees. Sa heaute et sa simplieite consistent 
a dans les girons de l'un et de l'autre, portant un pied ou environ, qui 
a sont. entrelaces, enclaves, emboites, enchaines, enchasses, entre- 
-f tailles l'un dans l'autre, et sentremordant d'une facon aussi ferme 
a que gentille. Les marches de l'autre bout sont appuyees sur la mu- 
a raille de la tour qui l'environne. Ces deux escaliers sont egaux l'un 
a a l'autre en toutes leurs parties; la facon du noyau est semblable 
a de haut en bas, et les marches pareilles en longueur, en largeur et en 
a hauteur. Ueglise et le degre furent commences par le pape Benoit XII 
w du nom, de l'ordre de Saint-Bernard, continue par un cardinal du meme 
u ordre nomme Guillaume. Ces degres n'ont que deux croisees, l'une 
a qui les cclaire tous deux par en haut, l'autre par en bas in) En cher. 
chant a expliquer par une figure la description de Sauval, on trouverait 
le plan figure t3. En A et. B, sont les deux entrees; en C etD, les deux 
premieres marches. Le nombre de marches a monter de C en E, vu la 
' Hist. et Antiq. de la ville de Paris, liv. Iv, t. I", p. 
2 Ce fut en 1336 que le pape Benoit XII commenga l" 
4-35. 
Äglisc 
Bernardins de Paris.
        

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