Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Dais-Fût]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1122563
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1125498
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poineon. La piece inferieuife (lest une derniere faitiere recouvrant les 
tuiles extremes de la croupe du comble. 
A mesure que l'architecture devenait plus riche et que les couron- 
nements des editices se decoupaient davantage, il fallait necessaire- 
ment donner plus d'importance a ces details se (letachant en silhouette 
sur le ciel. Il existe encore quelques fragments dkpis de terre cuite, 
du colnmencement, du xme siecle, dans les contrees ou cette matiere 
etait employee par des mains exercees. Troyes est une des villes de 
France ou les fabriques de terres cuites etaient particulierementfloris- 
sautes pendant le moyen age; elle possedait, il y a peu (Pannees, un 
grand nombre depis fort laeaux de terre vernissee, qui, la plupart, 
ont ete detruits ou ileplaces. M. Valtat, sculpteur a Troyes, a recueilli 
un des plus remarquables specimens de cette decoration de combles. 
C'est une piece (Fig. 3) qui n'a pas moins de 092755 de hauteur, d'un 
seul morceau, et qui etait termince par une forte tige de fer recevant. 
probablement une girouette. Le soubassement AB manque, et nous 
l'avons restaure ici pour completer cette decoration. Sur un bout de 
fül sepanouit un chapiteau feuillu portant un edicule circulaire ter- 
mine par cinq gables et un cone perce a son sommet. Le tout est vcr-_ 
nisse au plomb, vert et jaune, et les petites ouvertures simulant des 
fenetres sont percees vivement au moyen d'un outil tranchant. Il est 
facile de voir que cette poterie a etc modelee a la main, car elle pre- 
sente beaucoup dirregularites : le travail est grossier, et c'est par la 
composition et le style, mais non par Fexecution, que se recommande 
notre exemple. La tige de fer sennnanchait simplementa lextremite 
du poincon de charpente, ainsi que l'indique la coupe D. (Tetait la un 
objet vulgaire; on ne peut en douter, lorsqu'on voit a Troycs et dans 
les environs la quantite de debris de poteries deice genre qui existent 
encore surles combles des maisons ou des edifices. La ceramique est 
un art. en retard sur les autres; les fabriques continuaient des tradi- 
tions qui lfetaient. plus en harmonie souvent avec le siecle; c'est ce 
qui explique l'apparence romane de cet epi, auquel cependant on ne 
peut assigner une date anterieure a 1220. Un certain nombre de ces 
objets pouvaient d'ailleurs rester plusieurs annees dans une fabrique 
avant d'etre vendus, et ce netait qu '51 la longue que les potiers se 
decidaient a modifier leurs modeles. Ces colonnettes portant des edi- 
cules furent iras-longtemps admises pour la decoration des poincons ; 
cependant, vers latin du xme siecle ou le commencement du xlve, ce 
type etait trop en desaccord avec les formes de l'architecture de cette 
cpoque : on en vint aux pinacles de terre cuite pour couronner les 
croupes ou pavillons couverts de "tuiles. 
On voit, dans le musee de leveche de Troyes, un de ces epis prove- 
nant de l'ancien hotel de ville (fig. 4); nous croyons qu'il a pu etre 
fabrique vers le milieu du XIYe siecle : il est carre en plan, decore de 
petites baies seulement renfoncees et remplies d'un vernis brun, de 
quatre gables et d'une pyramide a quatre pans. Le fleuron superieur B 
   v.  35
        

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