Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Dais-Fût]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1122563
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1125107
ENGIN 
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Nous avons vu que la fronde du trebuchet a ses deux branches atta- 
chees a la tete (le la verge, et que le projectile quitte la poche de cette 
fronde par l'effet d'une secousse produite par des sous-tendeurs. Dans 
les representations des engins a verge et a balancier, l'un des bras de 
la fronde est fixe a Fextreinite de la verge et l'autre est simplement 
passe dans un style dispose de telle facon que. quand la verge arrive 
a son apogee, ce bras de fronde quitte son style et le projectile estlance 
comme la halle d'une fronde a main. Cet engin, ainsi que nous le di- 
sions tout a l'heure, possede d'autres qualites que le trebuchet. Le 
trebuchet, par son mouvement brusque, saccade, etait bon pour lancer 
les projectiles par-dessus de hautes murailles, sur des combles, comme 
nos mortiers lancent les bombes; mais il ne pouvait faire decrire au 
projectile une parabole tres-allongee se rapprochant de la ligne hori- 
zontale. Le tir du mangonneau pouvait se reglei" beaucoup mieux que 
celui du trebuchet, parce qu'il decrivaii, un plus grand arc de cercle et 
qu'il etait possible daccelerer son mouvement. 
Essayons donc d'expliquer cet engin. , 
D'abord (voyez fig. 13) la verge, au lieu de passer dans l'axe du tou- 
rillon, se trouvait lixee en dehors, ainsi que l'indique le trace en A. 
A son extremite inferieure, qui selargissait beaucoup (nous allons voir 
comment et pourquoi), etaient attaches des poids, lingots de fer ou 
de plomb, ou des pierres, maintenus par une armature et un coffre 
de planches B. Dans son etat normal, la verge, au lieu d'etre verticale 
comme dans le trebuchet, devait necessairement s'incliner du cote de 
l'ennemi, dest-a-dire sur la face de Fenginl, a cause de la position du 
contre-poids et de celle de l'arbre. Pour abaisser la vierge, on se servait 
de deux roues G, fixees a un treuil et correspondant a deux poulies de 
renvoiD. Il est clair que, devant l'ennemi, il n'etait pas possible de faire 
monter un servant au sommet de la verge pour y fixer la corde double 
de tirage avec sa poulie et son crochet, d'abord parce que cette corde 
et cette poulie devaient etre d'un poids assez considerable, puis parce 
qu'un homme qui se serait ainsi expose aux regards des ennemis eut 
servi de point de mire a tous les archers et arbaletriers. Nous avons vu 
touta l'heure que ces engins etaient entoures de barrieres et de claies 
destinees a garantir les servants qui restaient sur le sol. Au moyen d'un 
petit treuil E, attache aux parois de la caisse du contre-poids et mu 
par deux manivelles, on amenait, a l'aide de la corde double F passant, 
par deux fortes poulies G, la poulie H et son crochet, auquel prgala- 
blement on avait accroche l'autre poulie K. La verge abaissee suivant 
l'inclinaison LM, on faisait sauter le crochet de la poulie K, et la verge 
decrivait l'arc de cercle MN. Les servants precipitaient. ce menvelneni; 
en tirant sur plusieurs cordes attachees en O, suivant la direction OR 
Si, lors du decliquement de la verge, les servants tiraient vivement et. 
faces 
f Dans ce profil, nous supposons l'une des 
Fcmmanchement du tourillon aväc la verge, 
chevalet enleväe 
du 
pour laisser voir
        

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