Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Dais-Fût]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1122563
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1125025
[ ENGIN ]  226  
en prendre une idee generale. Villard ne nous donne que le plan des 
sablieres sur le sol, mais nombre de vignettes de manuscrits nous 
permettent de completer la figure. Un des points importants de la des- 
cription de Villard, c'est le cube du contre -p0ids. Ces lzuclzes ne sont 
pas des parallelipipedes, mais des portions de cylindres dans la plupart 
des anciennes representations; or, en donnant a cette huche la forme 
indiquee dans notre figure 9 et les dimensions exprimees dans le texte 
de Villard, nous trouvons un cube d'environ 20 metres; en mettant le 
metre de terre a 1200 kil., nous obtenons 26 000 kil. a ll y a grand faix 
a ravaler. a Pour faire changer de place un pareil poids, il fallait un 
levier d'une grande longueur : la verge etait ce levier; elle avait de 
quatre toises a six toises de long (de 8 a 12 metres); se composait 
de deux pieces de bois fortement reunies par des frettes de fer et 
des cordes, et recevantentre elles deux un axe de fer fagonne ainsi que 
l'indique le detail A. Les tourillons de cet axe entraient dans les deux 
pieces verticales B, renforcees, ferrees a leur extremite et maintenues 
dans leur plan par des contre-fiches. En cas de rupture du tourillon, un 
repos G recevait le renfort 0', afin d'eviter la chute de la verge et tous 
les degäts que cette chute pouvait causer. 
Voyons comme on manoeuvrait cet engin, dont le profil geometral 
est donne (fig. 10). Lorsque la verge etait laissee libre, sollicitee par 
le contre-poids G, elle prenait la position verticale AB. (Tetait pour 
lui faire abandonner cette position verticale qu'il fallait un plus grand 
effort de tirage, a cause de Faiguite de l'angle forme par la corde de 
tirage et la verge; alors on avait recours aux deux grands ressorts de 
bois traces sur le plan de Villard et reproduits sur notre vue perspec- 
tive (fig. 9). Les cordes attachees aux extremites de ces deux ressorts 
venaient, en passant dans la gorge de deux poulies de renvoi, s'atta- 
cher a des chevilles plantees dans le second treuil D (fig.  en ma- 
ncieuvrant ce treuil a rebours, on bandait les deux cordes autant que 
pouvaient le permettre les deux ressorts. Prealablement. la boucle E, 
avec ses poulies jumelles F, dans lesquelles passait la corde de tirage, 
avait ete fixee a l'anneau G au moyen de la cheville H (voy. le detailX). 
La poulie I roulait sur un cordage peu tendu KL, afin de rendre le 
tirage des treuils aussi direct que possible. Au moment donc ou il 
s'agissait d'abaisser la verge, tout etant ainsi prepare, un servant etant 
monte attacher la corde double a l'anneau de la poulie de tirage, on 
rlecliquait le treuil tourne a rebours; les ressorts tendaient a reprendre 
leur position, ils faisaient faire un ou deux tours au treuil D dans le 
sens voulu pour l'abattage, et aidaient ainsi aux hommes qui C0111- 
menoaienta agir sur les deux treuils : ce qui demandait d'autant moins 
de force que la verge seloignait de la verticale. Alors on detachait 
les boucles des cordes des ressorts et l'on continuait l'abattage sur les 
deux treuils en ab et  Huit hommes (deux par levier pour un engin 
de la dimension de celui represente (fig. 10), des l'instant que la verge 
etait sortie de la ligne verticale au moyen des ressorts, pouvaient ame-
        

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