Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Dais-Fût]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1122563
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1124393
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EGLISE 
du Soissonnais. En Occident, pres des rivages de l'0cean, nous trou- 
vons, au contraire, des le Xe siecle, une influence byzantine marquee 
dans la construction des edifices religieux. Cette intluence byzantine 
se faitjour a FEst, le long des rives du Rhin, mais elle prend une autre 
allure. Ayant maintes fois, dans ce Dictionnaire, l'occasion de nous 
occuper des eglises et des diverses parties qui entrent dans leur con- 
struction (voy. ABSIDE, ARCHITECTURE RELIGIEUSE, GATHEDEALE, CHAPELLE, 
GHOEUR, CLOCHER, CONSTRUCTION, NEF, TRAVEE), nous nous bornerons 
il signaler ici les caracteres generaux qui peuvent aidera classer les 
äglrises par ecoles et. par epoques. 
ECOLE rnANCAIsE. -Une des plus anciennes eglises de 1'ecole francaise 
proprement dite, est la Basse-OEuvPe de Beauvais, dont la nef appar- 
tient au VIIIe ou IXe siecle. Cette nef est celle d'une basilique romaine 
avec ses collateraux. Elle se compose de deux murs perces de fenetres 
terminees en plein cintre, de deux rangs de piliers a section carree 
portant des archivoltes plein cintre et les murs superieurs perces ega- 
lemenl, de fenetres. Cette construction si simple etait couverte par 
une charpente zipparente. Uabside, detruite aujourd'hui, se composait 
probablement d'un hemicycle couvert en cul-de-four. Existait-il un 
transsept  (l'est ce que nous ne saurions dire. Quant a la facade recon- 
struite au x16 siecle, elle etait vraisemblablement precedee, dans l'ori- 
gine, d'un portique ou d'un narthex, suivant l'usage de FEglise primi- 
tive. La construction de cet edifice est encore toute romaine, avec 
parements de petits moellons a faces carrees et cordons de briques. 
Nulle apparence de decoration, si ce n'est sur la faeade elevee poste- 
rieurement. Il faut voir la Peglise franco-latine dans sa simplicite 
grossiere. Les murs, a linterieur, devaient etre decores de peintures, 
puisque les auteurs qui s'occupent des monuments religieux merc- 
vingiens et carlovingiens, Gregoire de Tours en tete, parlent sans 
cesse des peintures qui tapissaienl; les eglises de leur temps. Les fe- 
netres devaient etre fermees de treillis de pierre ou de bois dans les- 
quels senchassaient des morceaux de verre ou de gypse (voy. FENETEE). 
L'ancien Beauvaisis conserve encore d'autres eglises a peu pres con- 
temporaines de la BasSe-OEuVre, mais plus petites, sans collateraux, et 
ne se composant que d'une salle quadrangulaire avec abside carree ou 
SQHIl-CiPCUlEIlPO. Ce sont de veritables granges. Telles sont les eglises 
dläbbecourt, d'Auviller, de Bailleval, de Breslesl. Ces eglises n'etaient 
point voütees, mais couvertes par des charpentes apparentes. Nous 
Voyons cette tradition persister jusque vers le commencement du 
xne siecle. Les nefs continuent a etre lambris-secs; les sanctuaires 
seuls, carres generalement, sont petits et voütes. Les transsepts appa- 
raissent rarement; mais, quand ils existent, ils sont tres-prononces, 
debordantles nefs de toute leur largeur. Ueglise de Montmille? est 
' Voyez les zlfonuvnents de l'ancien Beauvoisis, par M. 
f Prieure de Montmille, äglise Saint-Maxien, X1" siäcle. 
Woillez. 
Paris, 
1839- 
4849
        

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