Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Dais-Fût]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1122563
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1124306
[ EGLISE J  {[54  
politique (le ces contrees; d'autres-comme les ecoles de la Provence 
et d'une partie du Languedoc, ne sont que l'expression du systeme des 
municipalites romaines, qui, dans ces contrees, se conserva jusque 
Fepoque de la guerre des Albigeois : ces dernieres ecoles suivent, plus 
que toute autre, les traditions de Parchitecture antique. D'autres en- 
core, comme les ecoles du Perigord, de la Saintonge, de lkngoumois 
et d'une partie du Poitou, ont subi, vers le x19 siecle, les influences de 
l'art byzantin. On ne compte, dans nos provinces, que quatre ecoles 
pendantla periode gothique : Fecole de Plle-de-France, du Soissonnais, 
du Beauvaisis; Pecole bourguignonne, Pecole champenoise, et llecole 
normande. (Voyez, pour les developpements, les articles ARCHITECTURE 
RELIGIEUSE, MoNAsTIoUE, GATHEDRALE, ÜLOGHER, ÜONSTRUCTION, EGLISE, 
PEINTURE, SCULPTURE, STATUAIRE.) 
Voy. ARMOIRIES. 
EGLISE PERSONNIFIIÜE, SYNAGOGUE PERSONNIFIEE. Vers le commence- 
ment du X1119 siecle, les constructeurs de nos cathedrales, se confor- 
mant a l'esprit du temps, voulurent retracer sur les portails de ces 
grands edifices a la fois religieux et civils, non-seulement l'histoire du 
monde, mais tout ce qui se rattache a la creation et aux connaissances 
de l'homme, a ses penchants bons ou mauvais (voy. CATuiäultALs). En 
sculptant sous les voussures de ces portails et les vastes ebrasements 
des portes les scenes de l'Ancien Testament et celles du Nouveau, ils 
pretendirent cependant indiquer a la foule des tideles la distinction 
qu'il faut etablir entre la loi nouvelle et l'ancienne. C'est pourquoi, 
a une place apparente, sur ces facades, ils poserent deux statues de 
femmes, l'une tenant un etendard qui se brise dans ses mains, ayant 
une couronne renversee a ses pieds, laissant echapper des tablettes, 
baissant la tete, les yeux voiles par un bandeau ou par un dragon qui 
s'enroule autour de son front : c'est l'ancienne loi, la Synagogue, reine 
dechue dont la gloire est passee, aveuglee parl'esprit du mal, ou inca- 
pable au moins de connaitre les verites eternelles de la nouvelle loi. 
L'autre statue de femme porte la couronne en tete, le front leve; son 
expression est tiere; elle tient d'une main Petendard de la foi, de l'autre 
un calice; elle triomphe et se tourne du cote de Fassemblee des apotres, 
au milieu de laquelle se dresse le Christ enseignant : c'est la loi nou- 
velle, l'Eglise. Ce beau programme etait rempli de la facon la plus 
eomplete sur le portail de la cathedrale de Paris. Les statues de FEglise 
et de la Synagogue se voyaient encore des deux cotes de la porte prin- 
cipale, a la tin du dernier siecle, dans de larges niches pratiquees sur 
la face des contre-forts : 1'Eglise a la droite du Christ entoure des 
apotres, la Synagogue a la gauchel. 
Nous ne possedons plus en France qu'un tres-petit nombre de ces 
1 Ces deux statues furent. renversäes en aoüt 1792. 
Elles viennent efätre replacäcs.
        

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