Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Dais-Fût]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1122563
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1123929
ECHAUGUETTE 
116 
une lampe. Les gens du poste pouvaient facilement monter sur le ter- 
rasson superieur pour voir ce qui se passait au loin. Ces grandes echau- 
guettes a deux etages sont assez communes; il est a croire qu'en 
temps de guerre les soldats abrites dans Fetage couvert etaient poses 
en faction, a tour de role, sur la terrasse superieure. Des deux cotes 
de la tour du Tresau, aCarcassonne, nous voyons de meme deux 
hautes echaugueltes ainsi combinees; seulement, il fallait, de Petage 
    
pratique dans le milieu de la petite voüte (voy. ÜONSTRUCTION, fig. 1154). 
Il faut distinguer toutefois les echauguettes destinees uniquement a 
la surveillance au loin de celles qui servent en meme temps de guette 
et de defense. Les donjons possedaient toujours une echauguetteau 
moins, au sommet de laquelle se tenait la sentinelle dejouret (le nuit, 
qui, sonnant du cor, avertissait la garnison en cas de surprise, de 
mouvement extraordinaire a Fexterieur, d'incendie; qui annoncait le 
lever du soleil, le couvre-feu, la rentree d'un corps de troupes, larrivee 
des etrzmgers, le depart ou le retour de la chasse : ff La nuit dormi et 
a fu aise, et quant il oi" le gaite cornerle jour, si se leva et ala a Feglise 
a proijer Dieu, qu'il li aidastl. n Ces sortes de guettes consistent en 
une tourelle dominant les alentours par-dessus les crenelages et les 
combles. Certains donjons, par leur situation meme, comme les don- 
jons des c-hateaux Gaillard, de Coucy, n'avaient pas besoin de guette, 
leur defense superieure en tenait lieu; mais les donjons composes de 
plusieurs logis agglomeres, comme le donjon d'Arques et, beaucoup 
plus tard, celui de Pierrefonds par exemple, (levaient necessairement 
posseder une guette. Dans le chäteau de Carcassonne, qui date du 
commencement du XIIC siecle, la guette est une tour speciale sur plan 
barlong, contenant un escalier avec un terrasson crenele, au sommet. 
Cette tour domine toutes les defenses du chateau et. meme celles de 
la (rite; elle renfermait, vers les deux tiers de sa hauteur, un petit poste 
eclaire par une fenetre donnant sur la campagne (voy. ARCHITECTURE 
MILITAIRE, fig. 12 et 13). Les echauguettes destinees seulement a l'ob- 
servation n'offrent rien de particulier : ce sont des tourelles carrees, 
a pans, ou le plus souvent cylindriques, qui terminent les escaliers 
au-dessus des tours principales des chateaux, en depassant de beau- 
coup le niveau de la crete des combles les plus eleves. Les echauguettes 
servant a contenir un poste ou meme une sentinelle pouvant au besoin 
agir pour la defense d'une place sont au contraire fort interessantes 
a etudier, leurs dispositions etant tres-variees, suivant la place qu'elles 
occupent.  
Vers la fin du XIIIe siecle, les portes sont habituellement munies 
dechauguettes baties en encorbellement aux angles du logis couron- 
nant Pentree (voy. PORTE). Ces echauguettes servent en meme temps 
de guerites pour les sentinelles et de tlanquement. La belle porte qui, 
La Chronique de Bains, chap.
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.