Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Dais-Fût]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1122563
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1123860
ECHAFAUD 
M0 
manque de ressources en rapport avec la nature et l'importance de ces 
batisses. Ils devaient donc etre fort avares dkächafaudages, lesquels 
content fort cher et ne representent aucune valeur, du moment que 
Fedifice est acheve. Au-dessus d'une certaine hauteur, on reconnait. 
encore, par la position des trous dechafauds, que ceux-ci etaient sus- 
pendus. Suspendre un echafaud a un monument existant ne demande 
pas des combinaisons bien savantes; mais suspendre un echafaud pour 
elever un edifice, avant que cet edifice soit construit, c'est un probleme 
qui parait difficile a resoudre : on sait que les difficultes materielles 
n'arretaient pas les architectes gothiques. 
Habituellement les tours des grandes eglises sont, dans leur partie 
superieure, a la hauteur des beffrois, sous les tleches, percees, sur 
chaque face, de doubles baies etroites et. longues. Les angles sont ren- 
forces de contre-forts termines par des pinacles; mais dans les angles 
rentrants formes par ces contre-forts, et suivant les diagonales du carre 
sur lequel le plan de cestours est trace, on remarque presque toujours, 
a la base des beffrois, des trous plus ou moins grands et. quelquefois 
des repos. Au-dessus de la partie verticale des tours, a la base des 
tleches qui s'elevent sur plan octogonal, on voit, sur les huit faces, des 
lucarnes, des issues plus ou moins larges, mais etroites et longues. 
Ces dispositions nous conduisent a admettre que les echafauds desti- 
nes a elever les parties superieures et degagees des tours deglises 
etaient suspendus, dest-a-dire qu'ils laissaient la partie inferieure des 
facades completement libre. Partant de ce principe, soient A (fig. 6) le 
plan d'une tour de tacade d'une grande eglise a la base du beffroi, et 
B le plan de cette tour a la base de la tleche de pierre qui la couronne. 
Ayant deux baies sur chacune des faces du beffroi, nous disposons a 
travers ces baies des fermes (Fechafauds se croisant en G et se rappro- 
chant le plus possible des contre-forts d'angle. En elevation, chacune 
de ces fermes donne le trace F; les quatre poteaux G montent d'une 
seule piece ou sont entes (en raison de la hauteur du beffroi) de E en H ; 
de H en K est un chapeau qui traverse d'une baie a l'autre. Les deux 
liens IL, assemblesa mi-bois, soulagent puissamment ces chapeaux. Du 
point M pendent de doubles moises inclinees MN, qui portent Fextre- 
mite de la piece horizontale NO posant sur l'appui des baies: des moises 
horizontales P, serrant tout le systeme interieur et se reunissanta leur 
extremite exterieure pour etre pincees a leur tour parles grandes 
moises inclinees MN, composent autant de planchers pour les macons. 
Ainsi, avant que la tour soit elevee, cet echafaud suspendu peut etre 
etabli. La construction arasee au niveau des chapeaux HK, nous posons 
sur les premiers poteaux G d'autres poteaux G', d'autres chapeaux RS, 
d'autres liens TV, puis des moises doubles X qui suspendent encore 
Pextremite des premiers chapeaux et les ponts intermediaires. On re- 
marquera que les seconds chapeaux RS et les liens Tpassent e. travers 
la fleche de pierre dans des trous menages expres, bouches apres coup 
ou meme laisses apparents. Des lucarnes sur les quatre faces de la
        

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