Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Dais-Fût]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1122563
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1123843
ECHAFAUD 
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dans le trou de houlin ; cette poutrelle est entaillee en G au ras du mur, 
ainsi que l'indique le detail CH. Deux jambettes D, D, assemblees a la 
tete a mi-bois, entrent dans cette entaille C, et, s'appuyant le long du 
mur, sont reliees entre elles par l'entremise E. Deux liens G, G, assem- 
bles dans le pied de ces jambettes, vont soutenir, au moyen de deux 
joints ä gaaume, Pextremite de la piece horizontale AB. C'est une potence 
avec deux liens qui empechent la poutrelle horizontale de tlechir a 
droite ou a gauche sous la charge et la maintiennent rigide. 
Il n'est pas douteux que les charpentiers du moyen fige, qui etaient 
fort ingenieux, ne fissent, dans certains cas, des echafauds dc char- 
pente independants de la construction, echafauds montant de fond ou 
suspendus. Nous ne pouvons avoir une idee de ces echafauds que par 
les traces de leurs scellements encore existantes sur les monuments. 
Il arrive, par exemple, qu'au-dessus d'un etage de batiment dispose 
de telle facon qu'on ne pouvait etablir des echafauds de fond, on aper- 
Qoit des trous carres de 0'230 sur 0'233, percant la muraille de part en 
part, et espaces de maniere a laisser entre eux la longueur d'une solive; 
au-dessus de ces larges trous bien faits, on remarque d'autres petits 
trous de boulins de 0'",l0 sur 0'210 environ et ne traversant pas la ma- 
connerie. Ceci nous indique la pose d'un echafaud dispose comme le 
montre la figure 5. AB est Pepaisseur du mur; les poutrelles G le tra- 
versaient de part en part et etaient armees, a Finterieur, d'une forte 
clef moisec D; deux moises E verticales pinoaient la poutrelle au ras 
du mur sur le parement exterieur; dans ces moises slissemblaient 
deux liens F reunis a mi-bois, qui venaient soulager la poutrelle en G 
et H. Sur cette piece, rendue rigide, on elevait alors les echafaudziges 
en echasses I et boulins K, avec contre-fiches L, les boulins etant rete- 
nus au moyen de cales de bois dans les trous laisses sur les parements 
exterieurs. Un pareil echafaud presentait toute la solidite d'une char- 
pente montant de fond. 
La hauteur excessive de certains edifices gothiques, et notamment 
des tours des eglises surmontees de Heches de pierre, etait telle, qu'on 
ne pouvait songer a elever ces constructions au moyen d'echafauds 
montant de fond, car Petablissement de ces echafaudages eüt absorbe 
des sommes considerables, et ils auraient eu le temps de pourrir dix 
fois pendant le travail des macons. On elevait les soubassements avec 
des echasses et des boulins; on profitait des retraites menagees avec 
soin dans ces sortes de constructions pour prendre des points d'appui 
nouveaux au-dessus du sol; puis, arrive a la hauteur des plates-formes 
ou galeries d'on les tours s'elevent independantes, on dechzifaurlait les 
parties inferieures pour monter les charpentes necessaires a la con- 
struction de ces tours. Les baies de ces tours etaient alors d'un grand 
secours pour poser les echafztuds solides, propres a resister a la vio- 
lence du vent et a toutes les causes de degradations qui augmentent, 
du moment qu'on seleve beaucoup au-dessus du sol. 
Pour peu qulon examine avec soin les constructions gothiques, on
        

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