Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Dais-Fût]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1122563
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1123809
ECHAFAUD 
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d'elever les maoonneries. Les echafauds sont adherents a la construc- 
tion qu'on eleve ou en sont independants. Les constructions du moyen 
äge, ainsi que les constructions romaines, etaient montees au moyen 
dechafauds tenantala maconnerie, et qu'on posait en elevant celle-ci. 
A cet effet, on reservait dans les murs, soit de brique, soit de moellon, 
soit de pierre, des trous de 0'215 de cote environ, profonds, et dans 
lesquels on engageait des chevrons ou des rondins en bascule, qu'on 
soulageait a leur extremite opposee par des pieces de bois verticales. 
Ces chevrons ou rondins engages sont les boulins, et les trous reserves 
pour les recevoir s'appellent trous de boulins; les pieces de bois verti- 
cales sont designees sous le nom dläclzasses. Les architectes du moyen 
äge elevaient ainsi leurs plus grands ediüces au moyen de boulins et 
dechasses d'un mediocre equarrissage. Sur ces boulins places a des 
distances assez rapprochees, on posait des planches, plateaux, plats- 
bords, sur lesquels se tenaient les ouvriers; ces planchers, plus ou 
moins larges, suivant le besoin, se repetaient de six pieds en six pieds 
au plus, afin de rendre chaque partie de la construction accessible 
aux travailleurs. Les materiaux de gros volume n'etaientjamais montes 
sur ces planchers ou ponts, mais sur les murs eux-meules, au moyen 
d'engins places sur le sol correspondant a des grues ou chevres hau- 
banees sur la construction meme. D'ailleurs, presque toujours, les 
materiaux etaient montes par Pinterieur, bardes sur les murs, poses 
etjointoyes par les ouvriers circulant sur ces murs memes ou sur les 
echafauds. 
Lechafaud d'un edifice romain ou du moyen äge montait donc en 
meme temps que la construction. Les constructeurs de ces temps 
recules ne faisaient certainement pas de grands frais dechafaudages. 
Ils laissaient les trous de boulins apparents sur les parements, ne se 
donnant pas la peine de les boucher a mesure qu'ils demontaient les 
echafauds lorsque la construction etait terminee. Alors on ne ravalaz": 
pas les editices; chaque pierre etait posee toute taillee, et il n'y avait 
plus a y toucher : donc, le jour ou la derniere pierre etait mise en 
place, Fedifice etait acheve, et Pechafaud pouvait etre enleve. Il faut 
observer aussi que les grands edifices gothiques presentent des retraites 
prononcees adifierentes hauteurs, ce qui permettait de reprendre sur 
chacune de ces retraites un systeme dechafaudage, sans qu'il fut ne- 
cessaire de porter les echafauds de fond. Cependant il est tels edifices, 
comme les tours de defense, par exemple, qui selevent verticalement 
a une grande hauteur sans ressauts, sans retraite aucune. Il est inte_ 
ressant detudier comment ont ete montees ces enormes bätisses. 
La construction du donjon de Goucy, qui präsente un cylindre dont 
les parois verticales ont 60 metres delevation, n'a exige qu'un echa" 
faudage extremement simple, echafaudage qui avait encore le merite 
(fepargner les montages lents obtenus par des engins. On remarque 
sur la surface de Penorme cylindre, afexterieur, une suite de trous de 
boulins disposes en spirale et formant, a cause de la largeur extraor-
        

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