Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Construction-Cyborium]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1117188
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1117901
[ CONSTRUCTION ]  54  [ PRINCIPES ] 
alors en usage. Cependant la cathedrale de Noyon est debout depuis 
sept siecles, et, pour peu qu'elle soit entretenue convenablement, elle 
peut durer encore cinq cents ans ; or, douze cents ans nous paraissent 
etre une duree raisonnable pour des editices, les grandes revolutions 
sociales auxquelles est soumise Fhumanite prenant le soin de les 
detruire sils sont faits pour une plus longue periode. 
Outre les avantages de Feconornie, de la facilite d'approvisionne- 
ment et (Yexecution, les constructions en petits materiaux convenaient 
d'ailleurs parfaitement au systeme adopte parles architectes du xne 
siecle. (les laätisses lcgeres, ne donnant en plan par terre qu'une sur- 
face de pleins peu considerable eu egard a celle des vides, soumises 
a des pressions obliques et a des lois dtequilibre remplacent les lois 
romaines de stabilite inerte, exigeaient dans tous les membres qui les 
composaient une certaine elasticite. La ou les constructeurs, moins 
penetres des nouveaux principes alors admis, cherchaient a reproduire 
les formes que les artistes laiques du xne siecle avaient adoptees, sans 
en connaitre exactement la raison d'otite, en employant des materiaux 
d'une grande dimension, il se produisait dans les constructions des 
dechirements tels, que Fequilibre etait bientot rompu. Si les arcs 
ifetaient pas parfaitement independants les uns des autres ; si sur un 
point on avait pose des materiaux d'une grande hauteur de banc, et si, 
a cote, la batisse n'etait faite que de pierres d'un petit echantillon, les 
parties rigides ou trop engagees dans la masse, ou trop lourdes, pre- 
sentaient une resistance qui n'avait d'autre resultat que de causer des 
brisures et des lezardes; les points trop solides de la construction 
ecrasaient ou entrainaient les points faibles. Observons encore que, 
dans ces monuments, les piles, d'une faible section horizontale, recoi- 
vent toute la charge, et qu'en raison meme du peu de surface de leur 
assiette, elles doivent tasser beaucoup plus que les murs, par exemple, 
qui ne portent rien, puisqu'ils sont meme decharges du poids des 
combles et IHEIQOHDCPlES superieures par les formerets. Si, dans ce 
systeme, on etablil. une solidarite complets entre ces points d'appui 
charges et les remplissages, ceux-ci ne Petant pas, il faudra necessai- 
rement qu'il y ait rupture. Mais si, au contraire, les constructeurs ont 
eu le soin de faire que tout ce qui porte charge conserve une fonction 
independante, puisse se mouvoir, tasser librement; si les parties acces- 
soires ne sont que des clotures independantes des effets de pression 
ou de poussee, alors les ruptures ne peuvent se faire et les deliaison- 
nements sont favorables a la duree de la construction au lieu de lui 
etre nuisibles. 
Les Romains, qui nbpposaient que des resistances passives aux 
poussees, avaient,parfaitement admis ce principe de deliaisonnement, 
de liberte entre les parties chargees des constructions voütees et celles 
qui ne le sont pas. Les grandes salles des thermes antiques sont en ce 
genre des chefs-(Poeuifre de combinaison. Tout le systeme consiste en 
des piles portant des voutes ; les murs ne sont que des clotures faites
        

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