Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Construction-Cyborium]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1117188
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1122211
 485_  [ Cri. m: BASSE-FOSSE ] 
syinetriques, des cours regulieremmais, comme il faut (liner, quelque 
amour que l'on ait pour l'architecture symetrique, l'odeur-de la cuisine, 
le bruit des gens de service se repandent a certainesheuifes dans une 
bonne partie des palais. Dans les etablissements publics, tels que les 
hospices, les casernes, les seminaires, les couvents, les colleges, au 
lieu des vastes salles bien zlerees, bien disposees du moyen fige, on en 
a ete reduit a prendre, a rez-de-chaussee ou au-dessous du sol (tou- 
jours pour satisfaire aux regles de la belle architecture"), une piece, 
souvent enclavee, sombre, humide, d'un acces souvent difficile, poury 
installer la cuisine et ses dependances. A la place de ces foyers larges, 
devant lesquels les viandes rotissaient en absorbant autant d'oxy- 
gene qu'elles en pouvaient prendre, on a pose des fourneaux propres 
(dit-on) atoute espece de cuisson, manieres de fours d'on tous les mets 
sortent ayant acquis a peu pres le mäme goüt. Dans ces laboratoires 
de fonte, les viandes ne rotissent pas, elles se dessechent; les legumes 
prennent, en bouillant, une saveur vapide; l'air manque a ces mets 
divers, etl'air entre pour une forte part dans leurs qualites nutritives. 
La chimie declare qu'un gigot cuit a l'air libre ou dans ces creusets de 
fonte presente a l'analyse les memes elements, nous Yadmettons; 
mais notre palais, qui n'est pas chimiste, s'apereoit d'une grande diffe- 
rence entre l'un et l'autre ; notre estomac digere mal ces viandes cuites 
a Fetouffee, seches et sans saveur. Il est vrai que nous pouvons aidera 
la digestion en allant regarder les belles facades regulieres de nos edi- 
fices publics, compter le nombre de leurs colonnes, de leurs arcades 
ou de leurs fenetres. 
Vous, architectes de nos anciens chateaux, de nos vieux hospices, de 
nos maisons religieuses, que diriez-vous si vous entriez dans la plupart 
de nos etablissements publics, et si vous voyiez comment sont disposes 
les services les plus essentiels a la vie commune 1? 
CUL DE BASSE-FOSSE, s. m. (in puce). Si nous en croyons la plupart 
des ecrivains qui se sont occupes du moyen age, qui ont essaye d'en 
retracer les moeurs, il n'y avait pas un couvent ou un chateau en France 
qui ne possedät au moins, dans ses fondations, un cul de basse-fosse 
destine a renfermer les gens qu'on voulait faire disparaitre. Nous avons. 
vu bien des chäteaux, bon nombre de monasteres, et nous niavons ja- 
mais pu trouver ces sortes de cachots en forme de cul dheufou de cone 
renverse, destines, dit-on, a recevoir des malheureux qui non-seule- 
ment se trouvaient ainsi prives de la lumiere dujour, mais qui ne pou- 
vaient, au fond de ces fosses, ni s'asseoir, ni se coucher. Quand on vou- 
lait, pendant le moyen äge, faire disparaitife un homme, on le pendait 
1 Puisqu'il s'agit ici de cuisines, il faut bien reconnaitre que, dans beaucoup de nos 
ätablissements d'instruction publique, dans nos casernes, ct surtout dans la plupart de nos 
säminaircs, la vue de ces officines estfaite pour üter Fapputit aux plus 2152111165.
        

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