Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Construction-Cyborium]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1117188
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1121047
[ COURTINE ]  368  
Ghrist et presque toujours sur le meme siege. Elle Joint les mains et 
incline legerement la tete; le Christ pose Iui-meme la couronne sur la 
tete de sa mere, ou 1a benit pendant qu'un ange, sortant d'une nuee, 
apporte cette couronne. Deux anges, debout ou a genoux, tenant des 
flambeaux, assistent a la scene divine. A la porte Rouge de Notre-Dame 
de Paris, c'est un roi et une reine qui sont agenouilles des deux cotes 
des personnages, probablement saint Louis et la reine sa femme. Nous 
avons l'occasion de retracer ces sculptures au mot STATUAIRE. 
COURTILLE, s. f. Vieux mot signifiant un jardin. 
quitäs de Paris, t. I", p. 67.) 
(Vvy 
Sauval, Anti- 
COURTINE, s. f. Muraille de däfense portant crfänelzxge 
de ronde, aläozrs, alfiours, et räunissant deux tours. 
61 
chemins 
Alcz aus murs les aläoirs garnir 
Les courtines des fortifications de liepoque romane sont epaisses, 
pleines, composees de blocages avec revetement de pierre, ou plus fre- 
quemment de petit moellon smille; leurs chemins de ronde sont lar- 
ges; quelquefois meme ces courtines etaient terrassees, et leur relief, 
compris le crenelage, ne depasse guere 6 met-res au-dessus du sol 
exterieur ou du fond du fosse. Des le x16 siecle, les courlines etaienl. 
munies de hourds de bois a leur sommet. Au X1110 siecle, on augmente 
le relief des courtines, et nous les voyons" atteindre une hauteur (le 
10 a '12 metres dans des places tires-fortes. Alors les pergfvaiL-on parfois 
dlarcheres a leur partie inferieure, pour voir ce qui se passait au fond 
du fosse et pour envoyer des carreaux (Yarbalele sur les assaillants. 
Les moyens de sape s'etant tres-perfectionnes pendant le "x11? siecle, 
on renonca generalement aux archeres percees 21 la base des cour- 
tines, car leurs longues fentes indiquaient aux assaillants les points 
faibles de la muraille. Au XIVe siecle, les courtines redeviennent pleines 
a la base, et toute la defense se porte aux sommets, lesquels, a cette 
epoque, se munissent de machicoulis de pierre avec parapets cre- 
neles couverts ou decouverts. Lorsque l'artillerie a feu commence 
a jouer un role important dans l'attaque des places, on perce de 
nouveau des meurtrieres ou des embrasures a la base des cour- 
tines pour battre le fond du fosse. Puis, vers la fin du xve siecle, on ter- 
rasse les courtines interieurement, autant pour resister aux batteries de 
breche que pour placer de l'artillerie au niveau des chemins de ronde. 
Au XVle siecle, on dresse souvent, devant les courtines et au niveau de la 
' Le Roman de Garin le Loherain, t. I", p. 169, ädit. Tcchcner, 1833. Du Cange explique 
ainsi le mot aldoirs, le chemin de ronde qui sert de däfcnse supdrieuru il la courtine z 
w Certa pars archeariarum, seu fenestricularum in urbium et castrorum muris, per quas 
a sagittarii sagittas in obsidentes emittcbant. a)
        

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