Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Construction-Cyborium]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1117188
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1120699
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CORNICHE 
par exemple, pour l'architecte roman, est une tablette saillante destinee 
a eloigner du mur le bout des tuiles de la couverture, afin que les eaux 
pluviales ne lavent. pas les parements. La tablette est simple ou decoree; 
ce n'est. toujours qu'une assise de pierre basse, dont le profil est donne 
par le caprice, mais qui ne remplit aucune fonction utile. N'etaient. les 
tuiles qui couvrent ce profil, l'eau de lapluie coulerait le long des pare- 
ments, car son trace n'est pas fait en facon de coupe-larme, comme le lar- 
IHiBF de la corniche grecque. Les architectes de Fepoque de transition 
laissent de cote la corniche a corbeaux romane; ils n'ont pas le loisir en- 
core de s'occuper de ces details; ils ne pensent qu'a une chose tout d'a- 
bord, c'est a rompre avec les traditions anterieures. Mais lorsqu'ils cu- 
rent resolu les problemes les plus difficiles imposes par leurs nouvelles 
methodes de construction (voy. CONSTRUCTION), ils songtsrent a appliquer 
aux (letails de l'architecture les principes rationnels qui les dirigeaient. 
Ils ne voulurent plus de ces combles egouttant les eaux directement sur 
le sol ou sur les constructions inferieures : ils penserent, avec raison, 
qu'une corniche doit porter un cheneau, afin de diriger les eaux par cer- 
tains canaux disposes pour les recevoir ; qu'il est utile de rendre Facces 
des couvertures facile, pour permettre aux couvreurs de les reparer en 
touttemps. Deslors ces corniches romanes, si peu saillantes, si faibles, 
ne pouvaient leur suffire, non plus que les minces tablettes qu'ils avaient 
placees sur leurs murs lorsqu'ils rejeterent les corniches a corbeaux. Ils 
s'appliquaient donc a chercher une forme convenable pour l'objet et 
qui nempruntät rien aux traditions du passe. Gette forme, ils la trou- 
verent, et Padopterent tout a coup; car a peine si l'on apercoit une 
transition, et c'est bien, sans qu'il soit possible de le contester, dans 
idiQ-dü-FPHHCG et la Champagne que cette nouvelle forme apparait 
brusquement, dest-a-dire au sein de cette grande ecole d'architectes 
laiques, qui, a la fin du xne siecle, etablit sur des principes nouveaux 
une architecture dont les formes etaient d'accord avec ces principes, 
nouvelles par consequent. 
Une des plus anciennes corniches gothiques qui existent est celle qui 
couronne les chapelles absidales de la cathedrale de Reims. Elle se com- 
pose d'une assise formant encorbellement, enrichie de crochets feuillus, 
et d'une seconde assise dont le profil est un larmier (fig. 15). Mais ici en- 
core l'assise inferieure a, comparativement a l'assise superieure, une 
grande importance; le larmier rappelle encore la tablette de la cor- 
niche romane, et sur sa pente A, de distance en distance, sontreservees 
de petites surfaces horizontales que Villard de Honnecourt nommedes 
tv-etiazts, et qui permettaient d'abord aux ouvriers de marcher sur la 
saillie de ces larmiers, puis servaient a diviser les eaux tombant des 
combles en decoulant des parements et a les eloigner des joints; car 
il faut remarquer que ces corniches ne devaient pas porter des che- 
neaux et gargouilles, mais qu'elles laissaient encore les eaux pluviales 
egoutter entre ces cretiaus. En effet, suivant le projet de Robert de Coucy,
        

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