Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Construction-Cyborium]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1117188
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1120569
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der. ll nous suffit que le fait soit reconnu, et c'est a quoi les exemples 
que nous allons donner tendront, sans qu'il puisse rester de doutes a cet 
egard dans l'esprit de nos lecteurs. D'abord, en examinant les edifiees 
les plus anciens de Pere romane, nous voyons que les architectes ont 
une tendance prononcee ales elever d'une seule ordonnance de la base 
au faite; a peine s'ils marquent les stages par une faible retraite ou un 
bandeau. Gette tendance est si marquee, qu'ils en viennent bientot a 
allonger indetiniment. les colonnes engagees, sans tenir 211101111 compte 
des proportions des ordres romains, et a leur faire toujours porter la 
corniche superieure (la veritable corniche), si elevee qu'elle soit au- 
dessus du sol. Abandonnant Farchitrave et la frise de Fentablenient. ro- 
main, la colonne porte directement la corniche, le membre utile, sail- 
lant, (lestine a proteger les murs contre les eaux pluviales. Cela (le-range 
les dispositions et proportions des ordres romains, mais cela, par com- 
pensattion, satisfait la raison. Les Romains percent. des arcades entre 
les colonnes d'un ordre engage, dest-a-dire qu'ils posent une premiere 
plate-bande (tarchitrave), une seconde plate-bande (la frise) et la cor- 
niche au-dessus d'un arc, ce que nous ifempechons personne de tron- 
ver fort beau, mais ce qui est absolument. contraire au bon sens. Les 
architectes romans, a l'imitation peut-etre des architectes byzantins, 
adoptent les arcs pour toutes les ouvertures ou pour deehargei- les 
murs; ils posent souvent, a l'exterieur, des colonnes engagees, mais 
ils ne font plus la faute de les surmonter d'un enlablement. complet, 
necessaire seulement lorsque les colonnes sont isolees. La colonne 
engagee prend le role d'un contre-fort (c'est son veritable rote), et son 
chapiteau vient porter la tablette saillante de couronnement de ledi- 
fice, autrement dit la corniche. 
Voici (fig. 1) un exemple entre mille de ce principe si naturel de 
construction  La corniche n'est plus ici qu'une simple tablette rece- 
vant les tuiles de la couverture; entre les colonnes engagees, cette 
tablette repose sur des corbeaux. Les eaux tombent directement sur 
le sol sans cheneau, et, atin de trouver a la tete du mur une epaisseur 
convenable pour recevoir le pied de la toiture, sans cependant donner 
aux murs une epaisseur inutile a la base, des ares de flecharge portes 
sur des pilastres ou contre-colonnes engagees AB et sur des corbeaux 
augmentent, sous la corniche, Fepaisseur de ce mur. Chaque morceau 
de tablette a son joint au-dessus de chacun des COPlJCEIUX, ce qui est 
indique par le raisonnement. Si la corniche romaine est decoree de 
modillons (lesquels figurent des corbeaux, des bouts de solives) comme 
dans l'ordre corinthien et l'ordre composite, ceux-ci sont tailles dans 
le bloc de marbre ou de pierre dont est composee cette corniche. 
(l'est un travail dkävidement considerable; il y a entre la forme appa- 
rente et la structureun desaccord complet. Dans ces corniches ro- 
manes, au contraire, l'apparence decorative n'est que la consequence 
1 De l'abside de Päglise 
de Ldognan (Gironde), (in du x1" 
siiecle.
        

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