Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Construction-Cyborium]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1117188
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1120558
 319  [ commun]: j 
CORBEILLE, s. f. Forme generatrice du chapiteau autour de laquelie 
se groupenf les ornements, feuillages ou figures qui le decorent. La 
corbeille repose, ä sa partie inferieure, sur Pastyagale, et est surmonlee 
du tailloir ou abaque. (Voy. ÜILAPITEAU.) 
CORDON, s. lll, Moulure composee d'un seul membre, qui regne 
horizontalement sur un mur vertical. Le cordon n'a pas IÜIIIPOFÜHHCB 
du bandeau, qui indique toujours une arase de la construction, comme 
un plancher, par exemple, un etage. Le cordon est un membre inter- 
niediaire dont la place n'est. indiquee que parle goüt, afin de detruire la 
nuflite de parties verticales trop hautes. On ne trouve de cordons que 
flans l'architecture romane, car, dans l'architecture gothique, toutes 
les assises horizontales formant saillie ont toujours une signitication 
reelle et indiquent un sol, une arase. 
CORNICHE, s. f. (entablemezzt). Couronnement d'une construction de 
pierre ou de hois et. destine a recevoir la base du comble. La cor- 
niche est un des membres de l'architecture du moyen age qui indique 
le mieux combien les principes de cette architecture different de ceux 
admis par les Romains. 
Dans l'architecture romaine, la corniche appartient. a lcntahlement, 
qui lui-meme appartient. a l'ordre; de sorte que si les Romains super- 
posent plusieurs ordres dans la hauteur d'un monument, ils ont autant 
de corniches que d'ordres. Ainsi un edifice compose de plusieurs ordres 
superposes n'est qu'un echafziudzige deditices places les uns sur les 
autres. Bien mieux, si le Romain place un ordre a Finterieur d'une 
salle, il lui laisse sa corniche, dest-a-dire son couronnement destine 
Si recevoir le comble. Cela peut produire un grand effet, mais ne sau- 
rait satisfaire la raison. D'ailleurs, dans les ordres romains, qui sont 
flerixfes des ordres grecs, la corniche, parla forme de ses moulures, sa 
saillie etles appendices dont elle est accompagnee, indique clairement 
la presence d'un cheneau, dest-a-dire la base d'un comble et le canal 
longitudinal recevant les eaux de pluie coulant sur la surface de ce 
comble. Or, a quoi bon un cheneau a mi-hauteur d'un mur et surtout 
a Finterieur d'une salle voütee ou lambrissee ? Donc, pourquoi une cor- 
niche? Nous avons dit ailleurs combien le Romain etait peu dispose 
e. raisonner l'enveloppe, la decoration de ses editices 1. Nous ne lui en 
131150115 pas un reproche, seulement nous constatons ce fait : que, des 
lcpoque romane, les architectes, si grossiers qu'ils fussent, partaient 
de principes tres-opposes a ceux des Romains, ne se servant des divers 
membres de l'architecture qu'en raison de leur fonction reelle, depen- 
dante de la structure. on avaient-ils pris ces principes? Etait-ce dans 
leur propre sentiment, parleur seule faculte de raisonner? Etait-ce dans 
les traditions byzantines? CÜBSt ce que nous ne chercherons pas a deci- 
l'architecture. 
Voyez les Entretzens sur
        

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