Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Construction-Cyborium]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1117188
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1120352
299 
TORT 
CONTRE- 
rements de ces faces a differentes hauteurs. C'est ainsi que sont con- 
struits les contre-forts de la sainte Chapelle du Palais a Paris et ceux 
des chapelles absidales de la cathedrale d'Amiens (voy. CHAPELLE, fig. 3 
et 110). Les contre-forts conservant ainsi a leur sommet une saillie a peu 
pres egale a celle de leur plan au niveau du sol, on eut l'idee de les 
couronner par la corniche qui servait de cheneau, et de placer aux 
angles saillants de cette corniche ou au milieu de leur larmier des 
gargouilles qui, dans cette position, rejetaient les eaux pluviales loin 
des parements. Au-dessus de la corniche, on eleva des pinacles qui, par 
leur poids, augmentaient la stabilite des contre-forts. La construction 
devenant, a la fin du X1118 siecle, de plus en plus legere, les architectes, 
cherchant sans cesse les moyens de diminuer le cube des materiaux en 
conservant la stabilite de leur bätisse par des charges verticales, n'ele- 
verent souvent alors leurs contre-forts que jusqu'au point de la poussee 
des voütes, et, sur ces piles engagees, ils monterent des pinacles de- 
taches de la construction, n'ayant plus d'autre effet que de charger 
la portion butante des piles. On trouve un des meilleurs exemples de 
cette sorte de construction autour des chapelles absidales de la catlie- 
drale de Seez (fin du X111" siecle) [tig. 17]. La poussee des voütes n'agit 
pas au-dessus du niveau A. La le contre-fort se termine par un pignon 
et cesse de se relier a l'angle de la chapelle ; a cheval sur le pignon, 
s'eleve un pinacle detache B, relie seulement a la batisse par la gar- 
gouille qui le traverse et par le bloc G qui participe a la balustrade. 
Ainsi, ce pinacle charge le contre-fort, sert de support a la gargouille, 
maintient l'angle saillant de la balustrade, n'a pas l'apparence lourde 
du contre-fort montant d'une venue jusqu'a la corniche, et sert de 
transition entre les parties inferieures massives et la legerete des cou- 
ronnements, en donnant de la fermete aux angles saillants des cha- 
pelles. 
Vers le milieu du XIII" siecle, dans les edifices religieux et les salles 
voütees, les architectes avaient pris le parti de supprimer entierement 
les murs et d'ouvrir, sous les formerets des voütes, des fenetres qui 
occupaient l'intervalle laisse entre deux contre-forts (voy. ARCHITECTURE 
Ruucmusn, CONSTRUCTION). Cette disposition, donnee par le systeme de 
la construction qui tendait de plus en plus a reporter la charge sur ces 
contre-forts, donnait une apparence tres-riche a Fexterieur des editices, 
en occupant par des fenestrages a meneaux tous les espaces laisses 
libres, mais faisait d'autant plus ressortir la nudite des piles exterieures, 
auxquelles il fallait donner une grande solidite. Les architectes furent 
donc entraines a decorer aussi les contre-forts, afin de ne pas presenter 
un contraste choquant entre la legerete des fenestrages et la lourdeur 
des piles. (l'est ainsi qu'au commencement du XIIIE siecle deja, nous 
voyons les contre-forts de la cathedrale de Ghartres se decorer de 
niches et de statues. Cette ornementation, d'abord timide, rentermee 
dans la silhouette donnee par la batisse, se developpe promptement; 
elle se marie avec les pinacles superieurs, comme autour de la nef de la
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.