Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Construction-Cyborium]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1117188
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1117496
t PltlNtlIPl-IS ]  13  [ CONSTRUCTION f] 
conditions les moins desavantageuses, et, atin de preserver ces mate- 
riaux des zitteintesdebhumidite et des effets de la gelee, ils cherchaient, 
a les soustraire aux aigents zitmospheriques en les couvrant par ("les 
 combles saillants, en les eloignztnt du sol, a Fexterieur, par des assises 
de pierres qu'ils allaient acheter dans des carrieres plus eloignees. 
Il y a toujours, dans les oeuvres des hommes qui ne comptent que 
sur leurs propres ressources et leurs propres forces pour agir, une cer- 
taine somme d'intelligence et. d'allergie d'une grande valeur aux yeux 
de ceux qui savent voir, ces tieuvres fussent-elles imparfaites et gros- 
Sieres d'ailleurs, qu'on ne trouve pas dans les muvrcs produites par 
des hommes tres-civfilises, mais auxquels l'industrie fournit de nom- 
breux elements et qui n'ont. aucun elfort. a faire pour satisfaire a tous 
leurs besoins. (les chercheurs primitifs deviennent souvent alors des 
maitres et leurs efforts un enseignement precieux, car il faut evi- 
(leninient. plus d'intelligence pour faire quelque chose lorsque toutes 
les ressources manquent. que lorsqu'elles sont a la portee des esprits 
les plus mediocifes. 
Les constructions romaines, par suite de la stabililc absolue de leurs 
points d'appui et la concretion parfaite de toutes les parties superieures 
tresullzit obtenu, comme nous l'avons deja dit, au moyen de ressources 
immernses), presentaient des masses immobiles, passives, comme le 
pourraient etre des monuments tailles dans un seul bloc de tuf. Les 
constructeursromans, nepouvantdisposer de moytens aussi puissants, 
reconnurent, bientot que leurs batissesifotti-aient, pas un ensemble con- 
cret, lie,une agglomerzition parfaitement stable; que les piliers, formes 
de placages de pierre enfermant un blocage (rompose souvent de mcdio- 
cre mortier, que les murs, deliaistinnes dans toute leur hauteur, subis- 
saient des effets, des tassements inegaux qui causaient des decliirures 
dans les constructions, et, par suite, des accidents graves. Il fallut donc 
cliercherles moyens propres a rendre ces effets nuls. Les constructeurs 
romans,des le x10 siecle, voulurent, par des motifs developpes ailleurs, 
(voy. ARCHITECTURE), vouterlaplupartde leurs grands editices. Ils avaient 
lierile des voütes Pülllitllleä, mais ils etaient hors d'etat de les main- 
tenir parles moyens puissants que les Romains avaient pu adopter. il 
"fallut donc encore que leur intelligence suppleat a ce defaut de puis- 
sance. La voüte romaine ne se peut maintenir qu'a la condition d'avoir 
des points d'appui absolument stables; car cette voüte, soit en berceau, 
Soit darete, soit en demi-sphere, forme, lorsqu'elle est zichevee, une 
croüte homogene sans elasticite, qui se brise en morceaux s'il survient 
quelques tassements. "Voulant faire des voütes a l'instar des Romains, 
et ne pouvant leur donner des points d'appui absolument stables, il 
filllililt que les constructeurs romans trouvassenl, pour les maintenir, 
une lnethode nouvelle en rapport avec Finstabilite des points d'appui 
destines a les porter et a les contre-buter. La tache nlätait pas aisee a 
remplir: aussi les experiences, les tatonnenlents, les essais furent-ils 
nombreux; mais cependant, des l'origine de ces essais, on voit train-t;
        

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