Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Construction-Cyborium]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1117188
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1119455
j CIVILE 1  S209  [ CONSTRUCTION 1 
tion des eglises. On nemploya plus ces materiaux que pour les plan- 
chers, les combles et les divisions interieures des habitations. Au 
"XIIB siecle deja, nombre de villes presentaient des facades de maisons 
en pierre d'appareil ou en moellon, si ce n'est cependant sur certains 
territoires depourvus de carrieres, comme en Champagne et en Picar- 
die, par exemple. 
Les etablissemenls monastiques, si riches au X118 siecle, donnerent 
l'exemple des constructions civiles de pierre, et cet exemple fut suivi 
par les particuliers. Il faut dire, a l'honneur des constructeurs de cette 
epoque, qu'en adoptant la pierre ou le moellon a la place du bois, ils 
prirent, tres-franchenient un mode de construction approprie a ces ma- 
teriaux et ne chercherent pas a reproduire, dans leur emploi, les for- 
mes ou les dispositions qui conviennent au bois de charpente. Toujours 
disposes a conserver a la matiere mise en (euvre sa fonction reelle 
et l'apparence qui lui convient, ils ifessayerent point de dissimuler la 
nature des materiaux. Les moyens employes eltaient d'ailleurs d'une 
extreme simplicite, et ces artistes qui, dans leurs constructions reli- 
gieuses, montraient, des le X110 siecle, une subtilite singuliere, une re- 
cherche de moyens si compliques, se contentaient, pour les batiments 
civils, des methodes les plus naturelles et les moins recherchees. Eco- 
nomes de materiaux, qui coütaient alors, comparativement, plus cher 
qu'aujourd'hui, leurs habitations sont, pendant. les xne et XIIIÜ siecles, 
reduites au necessaire, sans pretendre paraitre plus ou autre chose 
qu'elles ne sont, dest-a-dire des murs perces de baies, soutenant des 
planchers composes de poutres et de solives apparentes, bien abrites 
sur la rue et les cours par des toits saillants rejetant les eaux loin des 
parements. Tres-rareinent, si ce n'est dans quelques villes du Midi 
et du Centre, les rez-de-chaussee etaient voütes; par consequent, nul 
contre-fort, nulle saillie alexterieur. Le plus souvent des murs de 
moellons smilles apparents, avec quelques bandeaux, des jambages et 
des linteaux de portes et de fenetres en pierre de taille; encore ces lin- 
teaux et ces jambages ne faisaient-ils pas parpaings, mais seulement 
tableaux sur le dehors; les bandeaux seuls reliaient les deux parements 
interieurs et exterieurs des murs.  
Pour donner une idee de ces constructions civiles les plus ordinaires 
au xne siecle et au commencement du X1112 de la simplicite des moyens 
employfes, nous choisissons, parmi un assez grand nombre d'exe1nples, 
une des maisons de la ville de (lluny, si riche en habitations du moyen 
age. Voici (fig. M5) la face du mur 6Xtäl'ielll' de cette maison sur la rue. 
On voit que la construction ne consiste qu'en un moellonnage avec 
quelques pierres de taille pour les bandeaux, les arcs, les fenetres et 
leurs linteaux. Les arcs du bas s'ouvrent dans des boutiques A droite, 
est la porte de Fallee qui conduit a l'escalier. Le premier etage presente 
une galerie ajour, COIÜPOSee de pieds-droits et de colonnettes, äfilfli- 
rant la grande salle. Les baies sont carrees pour pouvoir recävoir des 
IV.  2
        

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