Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Construction-Cyborium]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1117188
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1119421
[ CONSTRUCTION 1  206  L DEYELOPPENIENTS l 
rant la (lecoupure cintree et ajouree de la premiere fenetre du sanc- 
tuaire et tenant lieu du formeret de voüte a Finterieur ; en F. l'archi- 
volte-formeret, des meneaux non vitres separant la chapelle du choeur. 
Ici on observera que cet arc F est moulure dans la partie cachee parla 
maconnerie de l'angle rentrant derriere l'arc ogive E : ce qui prouve de 
la maniere la plus evidente que chaque membre de la construction a ete 
trace et taille separement sur le chantier d'apres des epures partielles, 
et, que ces diverses parties ainsi preparees par lappareilleur ont etc 
mises en place par le poseur, qui seul connaissait chacune de leurs 
fonctions et leurs rapports dansl'ensemble de la batisse. Le macon est 
venu remplir les intervalles restant entre ces membres senchevetrant, 
se penetrant, tout en restant. libres. Nous avons trace en K la projec- 
tion horizontale de cet angle rentrant avec la penetrzttion des deux 
archivoltes-formerets G. 
Une pareille construction ne se compose que de piles recevant des 
nerfs elastiques, mais resistants, portant les remplissages des voütes. 
ou maintenant des chassis de pierre dans de larges feuillures ; elle nous 
fait connaitre que le maitre de l'oeuvre ne pouvait rien abandonner au 
hasard, rien ajourner ; qu'il devait tout prevoir des la premiere assise. 
classer ses epures avec methode, et qu'il n'etait besoin. la pierre etant 
taillee sur ces epures et les morceaux prets, que de donner ses instruc- 
tions a un poseur habile qui venait prendre successivement toutes les 
parties de Feditice et les mettre en place dans leur ordre, comme le 
gäclzeur du charpentier prend une a une les pieces d'une charpente 
taillee a l'avance sur l'aire, pour les mettre au levage. Aujourd'hui on 
procede autrement: on accumule des blocs de pierre, sans trop savoir 
souvent quelle sera la forme definitive qu'ils prendront, et l'on taille a 
meme ces blocs les penetrations des sommiers, les moulures, comme 
on pourrait le faire dans une masse homogene, sans trop se soucier 
des lits, des joints, qui ne coincident pas avec les formes donnees. 
Est-ce mieux? Est-ce le moyen d'obtenir une construction plus solide ? 
Il est permis d'en douter. On peut affirmer toutefois que c'est moins 
raisonnable, moins habile, moins intelligent et. plus coiiteux. 
Il n'est pas de construction religieuse du moyen fige plus avancee 
que celle des eglises Saint {Urbain de Troyes et Saint-Nazaire de 
Garcassonne dans la voie ouverte par les architectes du X1110 siecle. On 
ne pouvait, en effet, aller au dela sans substituer le metal a la pierre. 
Soit que les architectes du XIVe siecle aient ete arretes par cette impos- 
sibilite, soit que de facheux essais leur aient demontre qu'ils depas- 
saient deja les limites imposees par la matiere, toujours est-il qu'une 
reaetion eut lieuvers 1330, et que les constructeurs abandonnerent ces 
methodestrop hardies pour revenir a un systeme plus sage ; mais cette 
reaction eut pour effet de detruire Foriginalite: on en vint aux for- 
mules. A cette epoque, nous voyons les architectes laisser de cote, dans 
 les oeuvres vives de leurs batisses, l'assemblage simultane des pierres
        

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