Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Construction-Cyborium]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1117188
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1118956
l; DlÜYliLOPPEiN1l-5N1'S l  4159  [ CONSTRUCTION ] 
qu'une pile dontla section horizontale carree donne un metre superficiel, 
et dont la hauteur est de 10 metres, donne t0 metres cubes reposant 
sur une surface carree d'un metre de cote; que si nous doublons cette 
pile en hauteur, epaisseur et largeur, bien que les rapports entre sa 
hauteur et sa base soient pareils a ceux de la premiere pile, nous obte- 
nons une surface carree de 2 metres de cote, soit 4 metres superficiels 
et. un cube de 80 metres. Dans le premier cas, le rapport de la surface 
avec le cube est de l. a 10; dans le second, de 1 a 20. Les rapports des 
pesanteurs avec les surfaces augmentent donc dans une proportion 
croissante a mesure qu'on augmente Pechelle d'un edifice t. Cette pre- 
miere Pägle elementaire posee, il se presente, dans la construction de 
tires-grands edifices, une (lifticulte quivient. encore augmenter l'effet des 
pesanteurs produites par l'accroissement du cube. Si les itiateriaux ne 
depassent pas une certaine hauteur de banc, leurs dimensions en lon- 
gueur et largeur sont egalement limitees; il en resulte que si l'on peut 
elever, par exemple, une pile donnant un metre de surface dans sa sec- 
tion horizontale au moyen d'assises prises chacune dans un seul bloc 
(le pierre, il n'en sera pas de meme lorsqu'une pile donnera 1L metres 
de surface dans sa section horizontale, car on ne peut, guere se procu- 
rer des assises de cette dimension. Ainsi, en ziugmentant lechelle d'un 
edifice, d'une part on change les rapports entre les cubes ou pesanteurs 
et les surfaces, de l'autre on ne peut obtenir une homogeneite aussi 
complete dans les parties qui le constituent. Nouvelle cause de rupture, 
de dislocation. Pour eviter le danger qui resulte d'une charge trop con- 
siderable reposant sur une surface peu etendue, naturellement on est 
amene a augmenter cette surface a la base, quitte a la diminuer a nie- 
sure que la construction s'eleve et que les pesanteurs deviennent moin- 
dres par consequent. Le type qui se rapproche le plus de ce principe est 
une pyramide; mais une pyramide est un amas, ce n'est pas une con- 
struction. 
Supposons une tour eleviee sur quatre murs; en coupe, cette tour 
presente la figure 90. Nous avons donne aux murs, a la base, une epais- 
seur suffisante pour resister a la pression des parties superieures, et, 
autant pour diminuer cette pression que pour ne pas empiler des ma- 
teriaux inutiles, nous avons successivement reduit Pepaisseur de ces 
murs a mesure que notre construction s'est elevee. Mais alors toute la 
1 Nous avons quelquefois rencontre des architectes fort surpris de voir les piles de 
leurs eglises sRäcraser sous la charge, et dire : a Mais nous avons exactement suivi les 
proportions relatives de tel edifice et employe des nmterinux analogues comme rosis- 
tance; la construction gothique ne presente reellement aucune sccuritc. n Ou pourrait 
rcpondre r a Nulle securite, il est vrai, si l'on veut augmenter ou diminuer les eehelles 
en conservant les proportions relatives. La construction gothique demande qu'on prenne 
le temps (le Fotudier et d'en connaitre les principes, et les architectes gothiques ont G11 
le tort d'inventer un systeme de construction qui, pour ätre applique, doit ätre connu et 
raisonnä.
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.