Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Construction-Cyborium]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1117188
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1118943
CONSTRU CTION 
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EVELOPPEMENTS 
plus il ziugmente les chances de tassement, par suite de dechirements 
et (tinstabilite dans les divers membres de son edifice, puisque, si son 
editice grandit, les materiaux sont les memes. Ces differences ne sont 
pas sensibles entre des edifices qui dilfeifent, peu par leurs dimensions, 
ou lorsque l'on consent a mettre un exces enorme de forces dans les con- 
structions; mais si l'on ne veut mettre en (Jeuvre que la quantite juste 
de materiaux necessaires, et si, avec les meimes materizlux, on veut cle- 
ver une faqade comme celle d'une eglise de village et comme la l'arcade 
de Notre-Dame de Paris, on comprendra la necessite (l'adopter des 
dispositions particulieres dans le grand editice, atin de combattre les 
chances singulierementi multipliees des tassements, des ruptures et, par 
suite, de dislocation generale. Nous avons vu (leja comment les con- 
structeurs gothiques primitifs avaient trouve une ressource contre les 
tassements et les cleformations qui en resullentdzins l'emploi des pierres 
debout, en (lelit, pour roidir les piles les plus hautes, baties par assises. 
Nous avons fait connaitre aussi comment, pendant Fepoque romane, 
des constructeurs avaient enveloppe un blocage dans un revetement (le 
pierre conservant a Pexterieui- l'apparence d'une construction de grand 
appareil. Les architectes gothiques, ayant pu constater l'insuffisance de 
ce procede et son peu de cohesion, substituerent la maconnerie en petit 
appareil au blocage, et pretendirent lui donner de la resistzince, et sur- 
tout du roide, en y adjoignant de grands morceaux de pierre isoles, re- 
lies seulement, de distance en distance, au corps de la batisse, par des 
assises posees sur leur lit penetrant profondement dans cette batisse. 
Des pierres en delit ils firent des colonnes, etdes assises de liaison, des 
bases, des bagues, des chapiteaux, des frises et bandeaux. C'est lalori- 
gine de ces arcatures de soubassement, de ces ordonnances de colon- 
netles plaquees contre des parements, et souvent meme de ces i'evete- 
ments ajoures qui decorent les tetes des contre-forts exterieurs ou des 
murs. La facade de la cathedrale de Paris nous fournit de beaux exem- 
ples de cette construction mixte, composee d'assises et de placages en 
delit, dont la fonction est si franchement accusee, et qui presente de 
si brillants motifs de decoration. Il faut, il est vrai, avoir ete appele a 
dissequer ces constructions pour en reconnaitre le sens pratique. Rien 
n'est plus simple en apparence, comme construction, que Tenon-me fa- 
cade de Notre-Dame de Paris, et c'est une de ses qualites. En voyant 
une pareille masse, on ne peut supposer qu'il faille employer certains 
artifices, des combinaisons tres-etudiees, pour lui donner une parfaite 
stabilite. ll semble qu'il a suffi d'empiler des assises de pierre de la 
base au faite, et que cette masse enorme doitse maintenir par son propre 
poids. Mais, nous le repetons, elever une facade de 20 metres de haut 
ou de '70 metres, ce sont deux operations (lifterentvezs; et la facade de 
20metres, parfaitement solide, bien combinee, dont les dimensions se- 
raient tripläes 6D fOHt SGHS, ne pourrait etre maintenue debout. Ge sont 
la de ces lois que la pratique seule peut faire connaitre. ll n'est pas be- 
soin de faire des calculs compliques pour comprendre, par exemple,
        

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