Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Construction-Cyborium]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1117188
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1117398
 Api-mer 1   3  [ coxsrnucrioiv ] 
Les bordes germaniques qui envahirent les provinces romaines n'ap- 
portaient: pas avec elles des arts et des methodeäs de batir, ou du moins 
les elements qu'elles introduisaient au milieu de la civilisation romaine 
expirante ne pouvaient avoir qu'une bien faible influence. Elles trou- 
verent des monuments batis, et elles s'en servirent. Longtemps apres 
fenvabissfunent. des barbares sur le sol gallo-roniaili, il existait. encore 
un grand nombre deditices antiques; ce qui indique que ces conque- 
rants ne les (letruisirent. pas tous. Ils tcnterent mente souvent de les 
reparer et bientot de les imiter. 
Mais zipres de si longs (lesastres, les traditions laissees par les con- 
structeurs romains (levaient titre en grande partie perdues; et sous les 
Merovingiens les edititzes que l'on eleva dans les Gaules ne furent que 
les reproductions barbares des constructions antiques epargnees par 
la guerre ou qui avaient pu resister a un long abandon. Le peu de 1110- 
numents qui nous restent, anterieurs a la periode carlovingienne, ne 
nous presentent que des batisses dans lesquelles on n'apercoit plus 
qu'un pale retlet de l'art des Bonlains, de grossieres imitations des 
editices dont les restes nombreux couvraient encore le sol. Ce n'est 
que sous le regne de Charlemztgne qu'on voit les constructeurs faire 
quelques tentatives pour sortir de l'ignorance dans laquelle les siecles 
Ilrecetlents etaient plonge-s. Les relations suivies de ce prince avec 
HJrient, ses rapports avec les Lombards, chez lesquels les dernieres 
traditions de l'art antique semblent slätre refugiees, lui fournirent. les 
moyens d'attirer pres de lui et dans les pays soumis a sa domination 
des constructeurs qu'il sut utiliser avec un zele et une perseverancc 
remarquables. Son but etait certainement de faire renaitre les arts ro- 
mains; mais les sources auxquelles il lui fallut. aller puiser pour arriver 
a ce resultat setaient profondemeant modifiees dans leurs principes. 
Ubarlenlztgtie ne pouvait envoyer des architectes etudier les monu- 
ments de la vieille Home, puisqu'il n'en avait pas; il ne pouvait de- 
mander des artistes, des gtäomtrtres, des ouvriers habiles qu'a l'0rient, 
itPEspagne ou a la Lombardie, contrces qui seules en possedztient. 
(Jeux-ci apportaient avec eux des metliodes qui deja setaicnt. eloigneäes 
de celles de Fantiquite. La renaissance carlovingiennc produisit donc 
des resultatts fort differents de ce que son auteur en attendait probable- 
ment. Apres tout, le but etait atteint, puisque les nouveaux eleinents 
importes en Occident produisirent bientot. des efforts considerziltles, 
et qu'a partir de cette epoque les arts progresserent rapidement. C'est 
l'histoire de cette progression, au point de vue de la construction 
Seulement, que nous allons essayer de faire, en renvoyant nos lecteurs 
au mot Aacnmacrnma pour tout ce qui tient aux developpements de cet 
UN, du X2 au XVI" siecle. 
Pendant la duree de l'empire romain, soit aRome, soita Byzance, ilest 
1110116 de reconnaitre que les voütes avaient ete la preoccupation domi- 
nante des constructeurs. De la voüte en berceau ils etaient pPOIHPtB- 
ment arrives a la vonte dätrete, et de la coupole portee sur un mur cir-
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.