Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Charnier-Console]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1111763
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1116980
CONDUITE 
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CONDUITE, s. f. Tuyau de metal, de terre cuite ou de pierre, servant 
a conduire les eaux, soit sur un plan horizontal, soit verticalement, 
du sommet d'un edifice a sa base. 
Les Romains disposaient souvent des conduites verticales dans leurs 
grands monuments pour se (lebarrasser des eaux pluviales a travers 
les constructions. Les amphitheatres et les theatres particulierement, 
_qui presentaient une surface considerable de gradins exposes directe- 
ment a la pluie, possedaient de distance en distance des egouts verti- 
caux simplement perfores a travers la maconnerie et qui amenaient 
les eaux sur le sol. Dans les editices d'une construction plus simple, 
les temples, les basiliques et les habitations particulieres, les eaux plu- 
viales tombaient des toits sur le sol librement, soit a Yextremite de la 
couverture, soit en passant a travers de petites gargouilles percees 
dans des cheneaux de pierre ou de terre cuite. Ce moyen si naturel 
fut employe par les architectes romans, qui ne construisirent guere 
que des edifices d'une grande simplicite de plan et couverts par des 
combles a deux egouts. Cependant il etait certaines circonstances ou 
l'on sentait le besoin de recueillir les eaux de pluie, et par consequent 
de les diriger. Dans les cloitres des abbayes, dans les cours des cha- 
teaux, bätis souvent sur des lieux eleves, les sources manquaient, et 
l'on ne pouvait se procurer des approvisionnements d'eau qu'a la con- 
dition de creuser des citernes dans lesquelles on conduisait les eaux 
des combles, en evitant de les faire passer sur le sol, afin de les avoir 
aussi pures que possible. Alors, etablissant des cheneaux de pierre ou 
de bois a la chute des combles, les constructeurs elevaient de distance 
en distance "des piles creuses munies a leur sommet d'une cuvette qui 
recevait les eaux amenees par les pentes de ces cheneaux. Ces piles 
etaient presque toujours isolees, ne participaient pas a la construction, 
et l'on evitait ainsi les infiltrations lentes, mais tries-funestes, de l'humi- 
dite dans les batisses. Nous avons encore vu, le long du mur du colla- 
teral sud de la nef de Feglise abbatiale de Vezelay, des conduites iso- 
lees destinees a diriger les eaux pluviales tombant sur les combles dans 
la citerne creusee au ct-rntre du cloitre. (les conduites nappartenaient 
pas a la construction primitive, mais a Pepoque oü le cloitre fut cons 
struit, dest-a-dire a la fin du X112 siecle. Elles etaient baties en assises 
de pierres carrees, percees au centre d'un trou cylindrique, avec en- 
tailles circulaires dans les lits pour recevoir le ciment.  
Voici quelle etait (fig. l) la forme exterieure de ces conduites z en A, 
on voit une des pierres avec l'entail1e circulaire de son lit. Nous avons 
souvent vu, dans des chateaux des xne et xme siecles, des conduites 
carrees de pierre menagees dans Pepaisseur des constructions (con- 
duites qu'il ne faut pas confondre avec les porte-voix), et qui etaient 
destinees a envoyer dans des citernes les eaux pluviales tombant sur 
les combles. Lorsqu'au X1118 siecle la construction des eglises dut pre- 
senter des combinaisons compliquees, des surfaces tres-considerables
        

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