Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Charnier-Console]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1111763
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1116891
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COLONNE 
nous voyons, dans les thermes romains et autres edifices analogues, 
des colonnes portant des arcs ou des voütes d'arete, et possedant tou- 
jours un entableinent sans usage, mais comme une decoration jugee 
necessaire. Les architectes romans, soit qu'ils eussent sous les yeux 
des exemples de monuments du Bas-Empire dans lesquels les arcs 
venaient poser leur sommier sur le chapiteau, soit que leur bon sens 
naturel leur indiquät que dans ce cas Pcntablement n'etait plus qu'un 
membre inutile, renoncerenta Pemployer. Et comme ils ifadoptaient 
presque jamais la plate-bande dans leurs constructions, il en resulta 
que s'ils conserverent la colonne antique, ils suppriinerent toujours 
Yentablement. Les colonnes des cditices romans sont. donc depourvues 
de ce complemeiit, et ne possedent que la base et le chapiteau. L'ordre 
corinthien etait celui qui, sous l'empire, avait ete presque exclusive- 
ment employe, surtout dans les derniers temps; aussi les architectes 
romans chercherent-ils a imiter les chapiteaux de cet ordre, de prefe- 
rence a tout autre. Mais la diminution des fütsantiques, leur galbe 
etait un detail de l'art trop delicat. pour etre apprecie par des hommes 
grossiers; aussi lorsqu'ils eleverent des colonnes, il les taillerent le plus 
souvent suivant la forme cylindrique parfaite, dest-a-dire qu'ils leur 
donnerent le meme diametre dans toute leur hauteur. Nousdevons 
observer en passant que les colonnes isolees sont de preference adop- 
tees pendant Fepoque romane dans les contrees oii il restait des de'bris 
considerables d'edifices antiques. Dans les provinces meridionales, le 
long du Rhone, de la Saone, de la Marne, nous trouvons la colonne 
isolee frequeimnent employee comme pile; tandis que, dans les con- 
trees oii les traditions antiques etaient plus etfacees, les colonnes 
ne sont gucre usitees que pour cantonner des piles a plan carre; 
elles sont alors engagees et recoivent les retombees des arcs, ou bien 
elles tiennent lieu, a Fexterieur, de contre-forts, et ne portent rien. 
(Voy. ARCHITECTURE RELIGIEUSE, CLOCHER, ÜONSTRUCTION, PILIER.) 
Chez les Romains, la colonne n'etait guere adoptee a Finterieur, 
comme support necessaire, que dans les basiliques. Les architectes 
romans, meme lorsqu'ils tenterent de remplacer les charpentes des 
basiliques par des voütes, voulurent parfois, cependant, conserver la 
colonne comme point d'appui; seulement ils en augmenterent le dia- 
metre afin de resister a la charge des maconneries superieures. La nef 
de Feglise abbatiale de Saint-Savin en Poitou, qui date du Xle siecle, 
voütee en berceau plein cintre avec bas cotes en vioütes düarete, pre- 
sente deux rangees de colonnes cylindriques isolees, forniees de tani- 
bours de pierre. La nef de Feglise cathedrale de la cite de Garcassonne 
ärssente des colonnes cylindriques isolees, alternees avec des piles 
driäläscaiälqe caiätonnees de colonnes engafgees. Ces colonnes cylin- 
miers del; arelnt irectement sur leurs chapiteaux (zirculaires les som- 
bas cakes et (p? ivoltes longitudinales de la nef, des arcs-doubleaux des 
ceau principalislfjolonnes engagees recevant les arcs-douhleaux duIber- 
 a figure l presente l'une de ces colonnes composee de
        

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