Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Charnier-Console]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1111763
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1115090
 315  j: cLocum ] 
les quatre arcs-doubleaux. Son beffroi n'est separc du vaisseau que par 
un plancher, et estpcrtfe. sur chacune des quatre faces, a ttätage infe- 
rieur formant lanterne, de quatre petites fenetres decorees de stucs a 
Fllllttflftlll"; a l'otage superieui- destine aux (wloches, de quatre baies 
jumelles. On retrouve, dans les stucs et flans la construction memc, 
faite de moellons recouverts (Yenduits et d'une mosatque sous la voute 
de l'abside orientale, les traditions du Bats-lämjiirtf. 
Mais nous atvons l'occasion de revenir sur ce curieux monument au 
mot FiGLlSl-l. Nous (levons nous borner a le signaler ici a cause de sa 
date et de la pPCSPDCO d'un clocher central anterieur a celui de Saints 
Front de PÜIÄQIICLIX, puisqu'il aurait ete eleve au connnencement. du 1x6 
siecle. On peut. donc, jusqu'a present, trouver deux origines distinctes 
a lintrotliictioii des clochers centraux des eglises en France : l'une, par 
les Yenitiens, sur les (rtltcs occidentales; l'autre par la renaissance 
(Ttlrlthflllgittlllltt de l'Est. Il est (les provinces frit ces deux influences se 
rencontrent, et se inelent; d'autres ou elles dominent exclusivement. 
tJr. si le clocher de Saint-Front servit de type a un grand nombre de 
tours (leglises dans l'0uest, des clochers zmzilogtles a celui (le Germi- 
gny tcar nous ne pouvons faire ace petit eidititfe l'honneur d'avoirscrvi 
de type), des clochers carlovingiens (l'origine, intlutfrent, sur les con- 
structions entreprises sur les bords de la Saone, de la haute Marne et 
dans le Lyonnais. L'un des plus anciens clochers centraux de cette der- 
niere contree est. celui de Feglise (l'Ainay' a Lyon. La base massive de 
ce clocher date probablement. du Xle siecle, et, son otage ajour, supe- 
rieur, du xue. Si l'on considere la partie inftärieure du clocher central 
d'Ainay, on pourrait, supposer qu'elle citait destinec a porter plusieurs 
etages, car ses murs massifs, perces seulement d'une petite baie sur 
chacune des faces, ont une resistance considerable. Cependant cette 
base ne fut surmontee que d'un seul etagc perce d'arcatures. Mais 
il n'est pas rare de rencontrer, dans l'ancien Lyonnais, ces clochers 
trapus, couronnes d'un toit plat de charpente, recouvert de tuiles 
romaines dans l'origine et plus tard de tuiles creuses. 
La figure 23 represente une vue du clocher central d'Aina_y'. Sa base 
est construite en moellons, avec angles de pierre; elle porte sur quatre 
arcs-doubleaux et contient une coupole; un escalier massif a pans 
monte jusqu'a letage superieur, qui, plus moderne que la base, est en 
pierre. La corniche qui termine cet etage, formee d'une tablette portee 
sur des czorbeaux, ne laisse pas supposer qu'on ait eu l'intention de 
construire plus d'un otage sur la large base qui surmonte les votltes 
de Yeglise.  
Vers la haute Marne et la haute Saone, dest-a-dire en se rapprof 
chant du Rhin, les clochers centraux des eglises n'ont pas cette forme 
ecrzisee, et sont couverts par des tleches de pierre; ils conservent 
longtemps, cependant, le plan carre jusque la corniche du couronne- 
ment; la tleche de pierre est souvent sur plan octogonal, et les anglBS 
restant entre les cotes du polygone et le carre sont remplis par des
        

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