Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Charnier-Console]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1111763
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1114775
283 
CLOCHE 
a aiment. (lavantagc les cloches et. le son des cloches. Les Grecs, qui 
(f sont des peuples fort. polis, avaient peu de cloches avant qu'ils eus- 
tf sent etc reduits sous la domination ottomane, etils n'en ont presque 
(t point aujourd'hui, etant obliges de se servir de tables de fer ou de 
c bois pour assembler les fltleles dans les eglises. Les Italiens, qui se 
(t piquent de spiritualite et. de (lelicatesse, ont aussi peu de cloches; 
c encore ne sont-elles pas fort grosses. Les Allemands et les Flamands, 
c au contraire, en ont de grosses et en grand nombre; cela vient de 
c leur peu de politesse. Les paisans, les gens de basse condition, les 
c enfans, les foux, les sourds et muets, aiment beaucoup a sonner les 
e cloches ou a les entendre sonner. Les personnes spirituelles n'ont 
(f pas de penchant pour cela. Le son des cloches les importune, les 
ff incommode, leur fatit mal a la tete, les etourdit.  Thiers n'aime pas 
les cloches, sa boutade le dit assez. Cependant il faut. avouer que le 
moyen age les aimait fort et en fabriqua une quantite prodigieuse. Les 
eglises paroissiales possedaient souvent deux clochers; les eglises 
abbaliales et catherlrales en elevferent quelquefois jusque sept, qui 
tous contenaient des cloches. 
Les cloches, ou du moins les clochettes, etaient connues des l'anti- 
quite grecque et romaine. Quelques auteurs pretendent que ce fut le 
pape Sabinien (an 604-), successeur immediat. de saint. Gregoire, qui, le 
premier, prescrivit. l'usage des cloches pour annoncer les saints offices. 
Cc qui ne peut. Cttre mis en doute, c'est que des cloches etaient sus- 
pendues au-dessus des eglises des le vne siecle 1. (les cloches primitives, 
toutefois, n'etaienl que d'un faible poids relativement aux notres. La 
plus grosse des cloches donnees par le roi Robert a Peglise Saint- 
Aigttan d'0rleans, au x1" siecle, et qui passait pour une piece admirable, 
ne pesait. pas plus de 2600 livres. Les cloches donnees par Hodolphe, 
abbe de Saint-Trond, au commencement: du X118 siecle, pour leglise 
de son monasttzre, pesaient. depuis 200 jusqu'a 3000 livres. 
 Guillaume Durand? commence ainsi son chapitre sur les cloches des 
egflises : a Les cloches ou campanes (campance) sont des vases d'airain 
c mventes d'abord a Note, cite de Gampanie; c'est pourquoi les plus 
fi grands de ces vases sont appeles campanaz, du pays de Gampanie, et 
(qles plus petits ou clochettes, nolce, de la cite de ce nom. i) Mais l'opi- 
mon de Peveque de Mende, partagee par saint. Anselme, par Honore, 
PPetre de Peglise d'Autun, et par Binsfeld, n'est appuyee sur aucun 
monument, sur aucune preuve. Ce n'est guere qu'a dater du X1119 siecle 
que l'on donna aux cloches des dimensions considerables : a cette 
ÜPÜQUG, l'art du fondeur citait deja tries-perfectionne ; il dut tiecessai- 
rement s'appliquer a la fabrication des cloches. Il est vraisemblable 
1 Voyez les Notices sur les 
monumental, publie par M. de 
p. 325. 
a Rational, liv. I, chap. IV- 
cloches, par Dl. 1' 
Caumont, t. X, p. 
axbbä Barraud, insäräes dans le Bulletin 
93, et dans les Annales archäoL, t. XVI,
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.