Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Charnier-Console]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1111763
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1114436
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chaitpas l'imitation archeologique. Il n'est pas donne a tous les artistes 
(l'atteindre a cette hauteur, et nous nous garderons bien de le repro- 
cher a ceux qui, depuis trois siecles, font de la peinture ou de la sculp- 
ture saeree; mais ce qu'on eüt ete peut-etre en droit de leur deman- 
der, c'est Petude de ces types si admirablement interpretes dans 
quelques wuvres du moyen äge, surtout en France. Depuis la renais- 
sance, on slesL plu a peindre des Ghrists ou julis ou terribles. Michel- 
Ange, dans son Jugement dernier, a fait du Christ une sorte d'Hercule 
en (zolere qui se demene sur son trone et s'occupe exclusivement des 
damnes qu'il envoie d'un geste furieux a tous les diables. Puis sont 
venus les Ghrists Apollon, puis les Ghrists mignards au viisage elfe- 
mine, aux cheveux parfuines, a la (lemarche molle. De notre temps, 
on a cherche des inspirations plus pures. Mais peut-etre nos artistes 
feraient-ils sagement d'aller de temps a autre voir les Ghrists de 
Ghartres, d'Ainiens, de Paris; si ces visites ne font pas naitre de nou- 
veaux chefs-d'oeuvre, elles nous eviteront cette pale et maladive phy- 
sionomie que l'on se plait a donner au Sauveur aujourd'hui, ces traits 
de songe-creux, indecis et ennuyes, plutot tristes que serieux, ce port 
plus famelique que gracieux. Certes, la lecture des Evangiles est bien 
loin de tracer dans l'esprit un pareil portrait. La devise du moyen age : 
(f Clzristus vincit, Clzrislus regnat, Chmstus iznperat n, toute triomphante 
qu'elle est, est faite pour relever la statuaire et laisser une vivante 
et franche empreinte dans l'aine des fideles; tandis que la vue d"une 
nature etiolee, pauvre et soutfreteuse, inspire du mepris aux ämes 
energiques et affaiblit encore les ames faibles. 
CIMETIERE, s. m. Enclos consacre dans lequel on ensevelit les morts. 
Il (riait d'usage chez les Grecs et, les Romains de briller les cadavres, 
de renfermer leurs cendres dans des urnes de marbre, de pierre ou de 
terre cuite, ou dans des sarcophages, et d'entourer ces restes de mo- 
numents eleves a la HIGDIOiPB du defunt, ou de les placer au milieu de 
(ravites Iiratiquees dans le roc. Les villes antiques, comme Syracuse, 
Agrigente, Athenes, Home, conservent hors de leurs murs de nom- 
breuses excavations ou des monuments qui servaient de derniere 
demeure aux morts de la cite. Les premiers chretiens ne brillerent, pas 
les cadavres. Comment leussent-ils pu faire"? A Rome, refugics dans 
les catacombes, vastes carrieres antiques, on ils cclebraient leurs 
saints mysteres, ils voulurent y deposer les restes de leurs martyrs 
et de leurs fPfBPGS en religion morts de mort naturelle. A cet effet, ils 
Creuserent dans les parois de ces souterrains immenses des cavites de 
la grandeur d'un corps humain, et, apres y avoir depose les cadavres, 
ils scellaienl l'ouverture, soit avec une dalle de pierre ou de marbre, 
soit au moyen d'une simple cloison de maconnerie. Giest ainsi que 
Pidee d'etre enseveli pres des lieux consacres au culte prit racine chez 
les premiers chretiens.  
Saint Augustin dit, dans son livre : a De cura pro mortuis agenda v, 
  111.  32
        

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