Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Charnier-Console]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1111763
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1114319
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CHOEUR 
ctait place a cote de l'autel matutinal (otite de lkipitre). En face, plus 
tard, furent disposties les tombes de Philippc V, de la reine Jcannc 
(llEvreux, de Charles le Bel son epoux, de Jeanne de Bourgogne, 
de Philippe de Valois et du roi Jean. Le magnifique monument de 
Charles VIII, de bronze dore et entaille, se trouvait du meme cote, en 
avant. de la clottire de l'autel malutinal (voy. TonBuAU). 
Toutes les eglises abbaliales ne pouvaient reunii- (lans leurs choeurs 
une aussi grande (Iuantite de monuments precieux comme art et connne 
lnatiere; cependant elles rivalisaient de zele et de soins pour (lecorer 
les clotures religieuses. Le choeur de l'abbaye de (Jluny etait. magni- 
fique, le nombre des stalles considerable, le luminaire splendide. Le 
Sanctuaire etait entoure de grilles et de tombeaux qui fornlziient, clo- 
ture. Cet usage (Pemplover les tombeaux en guise de cloture pour les 
sanctuaires se retrouve egalement dans beaucoup (Pautres tiglises abba- 
tialcs et cathetlrales : a Saint.-(iern1ain (les Pres, a l'abbaye cYEu, dans 
les (valhedrziles de ltouen, dläniiians, de Limoges, de Narbonnc, les 
tombes des princes, des evcques, protegent, les sanctuaires (voy. GLO- 
Toma, TÜMBEAUl. 
Les choeurs des eglises paroissiales reproduisaieiit, sur de petites 
dimensions, les dispositions adoptces dans les catherlrales. Cependant, 
001111116 les eglisespziroissiziles etaient, avanttout, faites pourles tidcles, 
les choeurs ne furent guere entoures que de cltitures a jour de fer ou 
de pierre, et les jubes laissaient. voir l'autel sous des arcs portes par 
(le tins piliers. Il ne parait pas, d'ailleurs, que des jubes aient ele tres- 
ancietniemenl tilevfäs a lentree des choeurs des eglises paroissiales; 
tandis qu'a la tin du xv" siccle et au commencement du xvie, au (zon- 
trziirei, on etablit des jubes devant les choeurs de ces eglises (voy. Jtuniz). 
Nous ne devons pas omettre de signaler a nos lecteurs les tzhmurs des 
üglisfis qui etaient dcpourvues de bas cotes, comme, par exemple, la 
Cathedrzile d'Alh_xi. Dans ce cas, le choeur formait une eglise dans leglise, 
avec un espace laisse entre cette cloture et les chapelles rayonnantes; 
cette disposition est rare en France, et ne se rencontrait que dans 
quelques eglises du Midi. 
Presque toutes les eglises "francaises, et particulieremcnt,les grandes 
äglises abbatiales et catheflrales, presentent une deviation plus ou 
moins prononcee dans leur ZIKP, a la reunion du choeur avec les "trans- 
Septs, soit. vers le nord, soit vers le sud. On a cherche naturellement 
a donner l'explication de cette singularile. L'auteur du moyen age qui 
pouvait. le mieux en donner la raison, Guillaume Durand, qui applique 
il chaque partie de leglise une signification symbolique, n'en dit mot. 
Les archeologues modernes ont voulu voir, flans cette inclinaison don- 
nee a l'axe des chosurs des figlises, soit une  mystique 
de Finclinaisoii de la ma- du Ghrist sur la croix, soit une orientation 
parliculiere de l'abside vers le levant et de la facade vers le couchant. 
Nous ne (liscuterons pas ces deux opinions, qui ne sont basees sur 
aucun texte et qui sont plus ingenieuses que vraisemblables : car, dans
        

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