Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Charnier-Console]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1111763
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1113832
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CHATEAU 
Le plan de (lhambord est le plan d'un chateau francais. Au centre 
est l'habitation seigneuriale, le donjon, flanque de quatre tours aux 
angles. De trois cotes, ce donjon est entoure d'une cour fermee par 
des batiments, munis egalfament de tours d'angle. Gonformement a la 
tradition du chateau fcodal, le donjon donne d'un cote directement 
sur les dehors et ne se reunit aux dependances que par deux portiques 
ou galeries. La grand salle, figurant une croix, forme la partie prin- 
cipale du donjon. Au centre est un grand escalier a double vis, permet- 
tant a deux personnes de descendre et monter en memc temps sans 
se rencontrer, et qui communique du vestibule inferieur a la grand 
salle, puis a une plate-forme superieure. Cet escalier se termine par 
un couronnement ajour et une lanterne qui sert de guette. Dans les 
quatre tours et les angles compris entre les bras de la salle, en forme 
de croix, sont des appartements ayant chacun leur chambre de parade, 
leur chambre, leurs retraits, garde-robes, prives et escalier particulier. 
La tour A contient, au premier etage, la chapelle. Les bätiments des 
flepentlzuices, simples en epaisseur, suivant l'usage, sont distribues 
en logements; des fosses entourent l'ensemble des constructions. Du 
donjon on descendait dans un jardin terrasse et environne de fosses, 
situe en B. Les eeuries et la basse-cour occupaient les dehors du cote 
de l'ai-rivet? par la route de Blois. Gomme ensemble, c'est la un chateau 
feodal, si ce n'est que tout est sacrifie a l'habitation, rien a la defense; 
ct cependant ces couloirs, ces escaliers particuliers a chaque tour, 
cet isolementdu donjon, rappellent encore les dispositions defensives 
du chateau fortifie, indiquent encore cette habitude de Fimprevu, des 
issues secretes et des surprises. (le n'etait plus, a Ghambord, pour 
derouter un ennemi arme que toutes ces precautions de detail etaient 
prises, mais pour faciliter les intrigues secretes de cette cour jeune et 
tout occupee de galanterie. (Tetait encore une guerre. 
Ghambord est au chateau feodal des X111" et xlve siecles ce que l'ab- 
baye de Theleme est aux abbayes du X110 siecle: c'est une parodie. 
Plus riche que Rabelais, Francois I" realisait son rcve; mais ils arri- 
vaient tous deux au meme resultat: la parodie ecrite de Babelais sapait 
les institutions monastiques vieillies, comme la parodie de pierre de 
Franqois I" donnait le dernier coup aux chateaux fermes des grands 
vassaux. Nous le repelons, il n'y a rien d'italien en tout ceci, ni comme 
pensee, ni comme forme. 
le combler de pensions, cela avait meilleur air que d'employer Claude ou Blaise, natif de 
Tüllrs ou de Blois, bonhomme qui etait sur son chantier pendant que le peintre et archi- 
lfbcte italien expliquait les plans du bonhomme aux seigneurs de la cour emcrveilles. Nos 
lecteurs voudront bien nous pardonner cette sortie ä propos du Primatiee; mais nous no 
Voyons en cet homme qu'un artiste mediocre qui, ne pouvant faire ses aITaires en Italie, 
OU se trouvaient alors cent architectes et peintres superieurs il lui, etuit venu en France 
POur emprunter une gloire appartenant d des hommes modestes, de bons praticiens dont 
le seul tort etait dREtre nes dans notre pays et de s'appeler Jean ou Pierref
        

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