Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Charnier-Console]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1111763
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1113545
[ CÜATEAL; ]  1150  
defensifs de ces places fortes, il faisait, le plus souvent, appliquer des 
echelles le long des courtines basses des chateaux de cette epoquc, 
en ayant le soin (Feloigner les defenseurs par une grele de projectiles; 
il brusquait l'assaut, et prenait les places autant par echelacles que 
par les moyens lents de la mine et de la sape. 
Nous avons indique, dans les notes sur la description du Louvre de 
Guillaume de Lorris, comment la defense des anciens chztteaux des 
X116 et XIIIÜ siecles exigeait un grand nombre de postes divises, se de- 
fiant les uns des autres et se gardant separement. Ce mode de defense 
etait bon contre des troupes ifagissant, pas avec ensemble, et proce- 
dant, apres un investissement prealzible, par une succession de sieges 
partiels ou par surprise; il etait mauvais contre des armees discipli- 
nees entrainees par un chef habile, qui, zibandonnzint les voies suivies 
jusqu'alors, faisait sur un point un grand effort, enlevait les postes iso- 
les, sans leur laisser le temps de se reconnaitre et de se servir de tous 
les detours et obstacles accumules dans la construction des forte- 
resses. Pour se bien defendre dans un chateau du X111" siecle, il fallait 
que la garnison ifoubliat pas un instant de protiter de tous les details 
infinis de la fortification. La moindre erreur ou negligence Pelldüll ces 
obstacles non-seulement inutiles, mais meme nuisibles aux defenseurs; 
et dans un assaut brusque, dirige avec energie, une garnison perdait 
ses moyens de resistance a cause meme de la quantile (tobstacles qui 
Fempechaient de se porter en masse sur un point attaque. Les defen- 
seurs, obliges de monter et de descendre sans cesse, d'ouvrir et de fer- 
mer quantite de portes, de filer un a un dans de longs couloirs et des 
passages etroits, trouvaient la place emporlee avant d'avoir pu faire 
usage de toutes leurs ressources. Cette experience profita certainemirnt 
auxconstructeurs de forteresses a la tin du XIVÜ siecle. Ils eleverent. les 
courtines pour se garantir des echelades; ifouvrirent, plus de meur- 
trieres dans les parties basses des ouvrages, mais les renforcerent par 
des talus qui avaient en outre l'avantage de faire ricocher les projec- 
tiles tombant des machicoulis; ils mirent les chemins do ronde des 
courtines en communication directe, afin de presenter, au sommet de 
la fortification, une ceinture non interrompue de (lefenseurs pouvant 
facilement se rassembler en nombre vers le point attaque et recevant 
les ordres avec rapidite; ils munirent les mzichicoulis de parapcls 
solides bien creneles et couverts, pour garantir les hommes contre les 
projectiles lances du dehors. Les chemins de ronde donnant dans les 
salles superieures servant de logements aux troupes (des batimenls 
etant alors adosses aux courtines), les soldats pouvaient a toute heure 
et en un instant occuper la crete des remparts. 
Le chflteau de Pierrefonds remplit exactement ce nouveau pro- 
gramme. Nous avons fait le calcul du nombre (Fhotnmes necessaire 
pour garnir l'un des fronts de ce chateau. Ce nombre pouvait. etre re- 
duit a soixante hommes pour les grands fronts et a quarante pour les 
petits cotes. Or, pour attaquer deux fronts a la fois, il faudrait sup-'
        

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