Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Charnier-Console]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1111763
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1113483
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(lestintäes a la garnison, laquelle. en temps ordinaire, etait logee dans 
l'aile du nord et dans celle attenante a la chapelle, a l'est. Suivant 
l'usage, la grand salle basse, en temps de guerre, servait encore 
a loger les troupes enrolees temporairement. 
En effet, les locaux (lestines a la garnison ordimtirefdaiis nos cha- 
teaux feodaux du xtve siecle, ont peu detendtie. Ceci s'explique par la 
composition meme de ces garnisons. Bien peu _de seigneurs feodaux 
pouvaient, comme le chatelain de Goucy au xme siecle, entrettrnir toute 
Pannee cinquante chevaliers, eest-a-rlire cinq cents hommes (larmes. 
La plupart de ces seigneurs, vivant des redevances de leurs colons, 
ne pouvaient en temps ordinaireconserver pres d'eux qu'un nombre 
(Fhommes (larmes tres-limite. Etaient-ils en guerre, leurs vassaux 
devaient Pestage, la garde du chäteau seigneurial pendant quarante 
jours par an (temps moyen). Mais il y avait deux sortes de VilSsiltlX, 
ies hommes Ziges, qui devaient personnellement le service militaire, 
et les VHSSRHX 8111111105, qui pouvaient se faire remplacer. De cette 
coutume feodale il resultait que le seigneur etait souvent dans l'obli- 
gation d'accepter le service de gens qu'il ne connaissait pas, et qui, 
faisant metier de se battre pour qui les payait, etaient accessibles a la 
corruption. 11ans bien des cas d'ailleurs, les hommes liges, les vassaux 
simples ou Ieurs "remplacants, ne pouvant suftire a defendre un cha- 
lflaü 59131191111111 quelque peu etendu, on avait recours a des troupes 
de mercenaires, gens se battant bien pour qui les payait largement, 
mais au total peu surs. (Yetait donc dans des cas exceptionnels que 
les garnisons etaient nombreuses. Il faut 1'8COl1l1i1ltl'8 cependant qu'a 
la fin du xiv" siecle et au commencement du xve, la defense etait telle- 
ment superieure a l'attaque, qu'une garnison de cinquante hommes, 
par exemple, suffisait pour defendre un ehateau d'une etendue me- 
diocre contre un nombreux corps darmee. Quand un seigneur faisait 
appel il S05 VRSSÜUX P1 que ceux-ci senfermaient dans le chateau, on 
logeait 108 11011111108 108 plus surs dans les tours, parce que chacune 
d'elles formait un poste separe, commande par un capitaine. Pour les 
mercenaireä 011 16S1'8I11placants, on les logeait dans la grand salle 
basse, qui servait a la fois de dortoir, de salle a manger, de cuisine au 
besoin et de 11611 propre aux exercices. Ce qui indique cette destina- 
tion, ce sont les dispositions interieures de ces salles, leur isolement 
(185 2111195 50111065, 191115 Pares communications avec les defenses, 
le voisinage de vastes magasins propres a contenir des munitions et 
des armes. 
Ces salles basses sont en effet ouvertes sur la cour du chateau, mais 
ne communiquent aux defcnses que par la cour et par des postes, 
dest-it-dire par des escaliers passant dans dgs tours. Ainsi le seigneur 
avait-il moins a craindre la trahison de ces soldats (l'aventure, puis- 
qu'ils ne pouvaient arriver aux defenses que commandes et sous la 
surveillance de capitaines devoues. A plus forte raison, les occupants 
de ces salles basses ne pouvaient-ils penetrer dans le donjon que s'ils
        

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