Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Arts-Chapiteau]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1106011
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1111517
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CHAPITEAU 
trouvons epanouis vers 1220; les feuilles sont ouvertes a la base du cro- 
chet (voy. tigliä); celui-ci est plus refouille, plus degage ; les boutons de 
fleurs ne sont plus enveloppes dans le paquet de feuilles, ils poussent de 
leur cote. La sculpture conserve encore cependant quelque chose de mo- 
numental, de symetrique, de conventionnel, qui n'exclut pas la souplesse, 
non cette souplesse molle de la jeune pousse, mais la souplesse vigou- 
reuse, puissante, de la vegetation qui arrive ason developpement et peut 
braver les intemperies. 
Si nous ne consultions que notre goüt particulier, nous dirions que c'est 
la le point oii la sculpture eüt du s'arretei' : car, malgre leur exuberance 
de vegetation, ces magnifiques chapiteaux du refectoire de Saint-Martin 
des Champs conservent un caractere de force, de resistance, qui est en 
rapport avec leur fonction. Ce sont en meme temps, et de riches couron- 
nements de colonnes, et des encorbellements dont la forme energique 
est en rapport avec la charge enorme qui s'appuie sur leur tete. L'oeil est 
la fois rassure et charme. Mais l'ornementation de Fepoque ogivale ne 
a pouvait s'arreter en chemin, pas plus que le systeme general de l'archi- 
tecture. Chaque jour les membres des moulures des arcs tendaient a se 
diviser; on excluait les plans planes, et on les remplacait par des tores, 
des boudins nerves, separes par de profondes gorges. Les chapiteaux qui 
portaient ces nerfs delies devaient subir de nouvelles transformations. 
D'abord ces larges feuilles si monumentales parurent lourdes; on alla 
chercher dans les forets des feuillages plus legers,plus decoupes; les cro- 
chets perdirent peu a peu leur forme primitive de bourgeons, pour n'etre 
P1118 que des reunions de feuilles developpees se recourbant a Textremite 
de la tige. Ces transitions sont si rapides, qu'il faut les saisir au passage; 
d une annee a l'autre, pour ainsi dire, les changements se font sentir. 
l Dans la cathedrale de Nevers, monument qu'on ne saurait etudier avec 
trop de soin, a cause des curieuses modifications qu'il a subies, on voit 
encore, dans la nef, un triforium qui date de 4230 environ. Les chapi- 
teaux de ce triforium sont executes par d'habiles sculpteurs, et ils pref 
sentent les dernieres traces de Yornementation plantureuse, grasse, du 
commencement du xnrf siecle, avec une tendance marquee vers l'imita- 
tion de la nature.  
Nous donnons (fig. lili) un de ces chapiteaux. Ses feuilles, bien qu'elles 
ne soient pas encore scrupuleusement reproduites d'apres la flore, rappel- 
lent cependant deja les feuilles des arbres forestiers de la France; cela 
Peut P3559? P0111" du poirier sauvage. La grosse tige du crochet est encore 
apparente derriere la branche du feuillage. Les tetes des crochets ne sont 
plus des bourgeons, mais se developpent. Letailloir est un polygone irregu- 
lier : c'est un carre dont les angles ont ete abattus. Ce chapiteau conserve 
encore ses quatre crochets primitifs sous les petits cotes du polygone. 
VGFS 1230, il s'opere un nouveau changement : on pose un crochet 
sous chacun des angles du tailloir ; autant d'angles saillants, autant de 
crochets, ou, pour mieux dire, de supports. Cela etait logique. Mais alors 
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