Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Arts-Chapiteau]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1106011
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1108993
 277  [ CARRIERE ] 
de Notre-Dame. On employait alors, comme aujourd'hui, pour extraire 
les bancs calcaires, des treuils munis de grandes roues poses a l'orifice 
des puits. On trouve, dans le recueil des 01h10, quelques arrets touchant 
l'extraction des pierres a batir; ils sont relatifs aux indemnitesa payer 
par les carriers ou constructeurs pour reparations des chemins defonces. 
Nous citons ici un fragment d'un de ces arrets royaux qui date de 1273. 
a Cependant fabbe et les moines du couvent de Saint-Portse plaignaient 
a de ce que ceux qui reparaient le pont de Melun etaient venus dans leurs 
a terres, et y avaient creuse pour faire une carriere de laquelle ils tiraient, 
(gmalgre eux moines, des pierres necessaires a la construction duditpont; 
u que par cela meme un tort (zonsiderable leur avait ete fait, en (letruisant 
a presque entierement un chemin sur lequel on arrivait a leur abbaye: 
(i c'est pourquoi les moines demandaient qu'on poursuivit ces carriers 
a pour faire cesser l'abus, et leur faire reparer les dommages qu'ils 
u avaient causes au couvent. Le bailli de la Seine fut donc invite a faire 
f: reparer le chemin de telle sorte que les moines pussent se rendre faci- 
u lement et en toute surete a l'abbaye, comme auparavant, et a les 
a indemniser des dommages qu'ils avaient soufferts par suite de l'exploi- 
u tation de ladite carriers: savoir, en leur payant des deniers royaux 
a une somme egalea celle de la pierre extraite, ou en leur faisant restituer 
u cette somme par les entrepreneurs dudit  
A une epoque ou il n'existait pas une legislation uniforme, propre a 
reglei- l'exploitation des carrieres, ces contestations etaient frequentes ; 
les abbayes, les seigneurs feodaux, possesseurs du sol, faisaient payer des 
droits pour permettre l'exploitation sur leurs terres, ou exigeaient un 
charriage gratuit d'une portion des materiaux exploites pour leur usage 
particulier. Souvent meme les couvents faisaient exploiter eux-memes et 
vendaient les materiaux. Les coteaux de Garrieres-Saint-Denis apparte- 
naient a Yabbe etaux moines de Saint-Denis; ceux-ci possedaient aussi des 
earrieres pres de Pontoise. Les abbayes de Royaumont, du Val-sur-FOise. 
tiraient profit des vastes et belles carrieres dont leur sol est rempli. Les 
elablissements religieux se faisaient souvent un revenu considerable par 
l'extraction de la pierre, car ils avaient, autant que faire se pouvait, le 
soin de bätir leurs monasteres dans le voisinage de depots calcaires; 
et, sur le sol de la France, on peut etre assure de trouver, proche des 
abbayes, de bonnes terres, des cours d'eau et de la pierre propre abatir. 
Agriculteurs, industriels et constructeurs, les moines furent les premiers 
51 ouvrir le sol et a lui faire rendre tout ce qui est necessaire aux besoins 
d'un peuple civilise. Les constructions qu'ils nous ont laissees font voir 
que les moyens d'exploitation qu'ils employaient etaient bien organises 
et d'une grande puissance, car il n'est pas rare de trouver dans les eglises 
abbatiales des blocs enormes. Ainsi, par exemple,on voit, dans le choeur 
de l'abbaye de Vezelayf, des colonnes monolithes qui ne cubent pas moins 
Les Olim, docum. 
inäd. 
France, t. 
l'histoire de
        

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