Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Arts-Chapiteau]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1106011
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1108571
 235  [ BOUTIQUE ] 
posaient ordinairement d'une salle s'ouvrant sur la rue par un grand arc 
prenant toute la largeur de la piece, avec un mur d'appui pour poser les 
marchandises. Ce mur d'appui etait interrompu d'un cote pour laisser un 
passage. Un arriere-magasin (ouvroir) etait souvent annexe a la boutique; 
les ouvriers et apprentis travaillaient soit dans l'ouvroir, soit dans la hou- 
tique elle-meme; quelquefois aussi un escalier prive montait au premier 
otage, et descendait sous le sol dans une cave. Les exemples anciens de 
boutiques ne sont pas rares, et l'on peut en citer un grand nombre appar- 
tenant aux xue, XIIIÜ et Xlve siecles. Rarementles boutiques, jusqifa la fin 
de cc siecle, etaient fermees par une devanture vitrefe. Les volets ouverts, 
le marchand etait en communication directe avec la rue. La fermeture la 
plus ordinaire, pendant la periode que nous venons d'indiquer, se com- 
posait de volets inferieurs et superieurs : les premiers, attaches a l'appui, 
sabaissant en dehors de maniere il former une large tablette propre aux 
etalages; les seconds, attaches a un linteau de bois, se relevant comme des 
chassis a tabatiere, etaient convertis en auvents. La figure l explique ce 
genre de fermeture. La nuit, les volets inferieurs etant releves et les supe- 
rieurs abaisses, deux barres de fer, engagees dans des crochets tenant 
aux montants, venaient serrer les vantaux et etaient maintenues par des 
boulons et des clavettes, comme cela se pratique encore de nos jours. 
Au-dessus du linteau, sous l'arc, restait une claire-voie vitree et grillee 
pour donner du jour dans la salle. Presque tous les achats se faisaient 
dans la rue, devant l'appui de la boutique, l'acheteur restant en dehors 
et le marchand a Yinterieur : la boutique etait un magasin dans lequel 
on n'entrait que lorsqu'on avait a traiter d'affaires. Cette habitude, l'etroi- 
tesse des rues, expliquent pourquoi, dans les" reglements d'Etienne Boi- 
leau, il est defendu souvent aux marchands d'appeler l'acheteur chez eux 
avant qu'il ait quitte Fetal du voisin. D'ailleurs, pendant le moyen age 
et jusqu'a la fin du xvne siecle, les marchands et artisans d'un meme etat 
etaient places tries-proches les uns des autres, et occupaient quelquefois 
les deux cotes d'une meme rue : de la ces noms de rues de la Tixeran- 
derie, de la Mortellerie, ou etaient etahlis les macons; de la Charronnerie, 
ou habitaient les charpentiers; de la Hachette, de la Hfannerie, etc., que 
nous trouvons dans un grand nombre de villes du moyen age. 
Le samedi, le commerce de detail cessait dans presque tous les quar- 
tiers, pour se rassembler aux halles (voy. HALLE). Les journaux, les affi- 
Ghes et moyens d'annonce manquant, les marchands faisaient crier par 
la ville les denrees qu'ils venaient de recevoir. li y avait a Paris une cor- 
POPation de crieurs etablie a cet effet; cette corporation dependait de la 
Prevote, et fautorite publique se servit des Crieurs pour percevoir les 
ImPÜtS, particulierement chez les marchands de vin ou taverniers, qui 
furent obliges d'avoir un crieur public, charge en meme temps de con- 
SÜÜOF 121 quantite de vin debitee par jour dans chaque taverne. Le roi 
Salut Louis ayant interdit le debit du vin dans les tavernes, les crieurs de 
VlIl se tirent dehitants, dest-a-dire qu'ils se tenaient dans la rue, un broc
        

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