Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Arts-Chapiteau]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1106011
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1108204
BEFFILO I 
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pas a adopter, eux aussi, les tours de bois mobiles. Lorsque 1e camp des 
Romains est assiege par les Nerviens revoltesl, a le septieme jour du 
a siege, un grand vent s'elant eleve, les ennemis lanceront dans le camp 
a des dards entlammes, et avec 1a fronde des balles d'argile rougies au 
a feu. Les baraques de nos soldats, couvertes de paille a la maniere gau- 
fr liose, eurent bientot pris feu, et en un instant le vent porta 1a flamme 
r: sur tout 1e camp. Alors, poussant de grands cris comme si deja la vic- 
e tiore eut ete pour eux, ils firent avancer leurs tours et leurs tortues, et 
a commenceront a escalader les retranchements. Mais tels furent le cou- 
a rage et la solidite de nos troupes, que, de toutes parts environnees de 
a flammes, accablees d'une grele de traits, sachant que l'incendie devo- 
(t rait leur bagage et" leur fortune, aucun soldat ne quitta son poste el ne 
a songea meme a regarder en arriere; tous combattirent avec acharne- 
a ment. Cette journee fut rude pour nous; cependant beaucoup d'enne- 
rr mis y furent tues ou blesses; entasses au pied du rempart, les derniers 
a venus empechaient les autres de se retirer. Quand l'incendie fut un peu 
a apaise, les assaillants ayant roule une de leurs tours pres du retran- 
fr chement, les centurions de la troisieme cohorte postes sur ce point 
a skäloignerent, emmenerent tout leur monde, et, appelant les ennemis 
a du geste et de 1a voix, les inviterent a entrer s'ils voulaient; aucun n'osa 
(f se porter en avant. On les dispersa par une grele de pierres, et l'on 
a brüla leur touiz... n 
Depuis lors, et jusqi1':11l'emploi de l'artillerie a feu, on ne cessa, dans 
les Gaules, d'employer ce moyen d'attaque pendant les sieges. Il n'est pas 
besoin de dire qu'il ne nous reste aucun renseignement pratique sur ces 
enormes machines. Nous devons nous en tenir aux descriptions assez 
vagues qui nous sont restees, a quelques vignettes de manuscrits execu- 
tees de faeon qu'il est impossible de constater les moyens employes pour 
les faire mouvoir. Pendant le moyen fige, ces tours mobiles etaient assez 
vastes pour contenir une troupe nombreuse; elles etaient divisees par des 
planchers formant plusieurs otages peroes de meurtrieres, et leur sommet 
crenele, dont la hauteur etait calculee de maniere a dominer la crete des 
tours ou murailles attaquees, recevait un pont s'abattant sur les para- 
pets des assieges, lorsque le beffroi etait amene le long des murs. On 
garnissait exterieurement ces grandes charpentes de peaux fraiches, de 
grosses etoffes de laine mouillees, pour les preserver des projectiles 
incendiaires. (Voy. ARCHITECTURE MILITAIRE, fig. 15 et 16.) 
C'est au siege du chateau de Breteuil par le roi Jean (1356), qu'il est 
fait mention une des dernieres fois d'un beffroi mobile, et la description 
que Froissart donne de ce siege merite d'etre transcrite, car l'artillerie 
a feu commence a jouer un role important en detruisant les anciens 
engins d'assaut, si formidables jusqu'alors. 
Ül? bello gallicn, Iih. V
        

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