Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Arts-Chapiteau]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1106011
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1107873
[ BASILIQUE j 
xvc siäcle disparurent. 
 165  
admis, les derniäres traces des profils deskbases du 
(Voy. PROFIL.)  
 BASILIQUE, s. f. Chez les Grecs et les Romains de Yantiquite, la basi- 
lique etait une salle plus longue que large, souvent avec bas cotes et tri- 
bune au-dessus, terminee, a Yextremite (ipposee a Pentree, par un be- 
micycle. (Yetait la qu'on rendait la justice, que se traitaient les affaires 
commerciales, comme dans nos bourses modernes. Parmi les edilices qui 
entouraient le forum, la basilique tenait une des premieres places. Vitruve 
la decrit, en indique l'usage et les dimensions. 
Les basiliques antiques possedaient quelquefois des doubles bas cotes: 
telle etait la basilique Emilienne, dont le plan est trace surles fragments 
de marbre du grandplan de Romeleve sous Septime-Severe. Lorsque les 
chretiens purent pratiquer leur culte ostensiblement, ils se servirent de 
la basilique antique comme convenant mieux aux reunions de lideles que 
tout autre ediiice du paganisme; les premieres egtises qu'ils eleverent en 
adopterent la forme. A proprement parler, il n'y apas en France, depuis 
le x0 siecle, de basilique (voy. ARCHITECTURE, ARCHITECTURE RELIGIEUSE). 
Ce nom fut seulement applique a quelques eglises primitives de Rome, 
telles que Saint-Pierre 1, Sainte-Marie Majeure, Saint-Jean de Latran, qui 
sont les trois grandes basiliques chrctiennes du premierordre 3 Saint-Lau- 
rent, Sainte-Agnes, Saint-Paul (hors des murs), et plusieurs autres eglises 
de la cite antique, conservent aussi le titre de basiliques. En France, 
(pielques-unes de nos eglises obtinrent des papes le privilege d'ctre desi- 
gnees comme basiliques; mais, au point de vue architectonique, on ne 
peut leur donner ce nom. Le plan et les dispositions generales de la basi- 
lique antique peuvent convenir aux eglises chretiennes; mais ces monu- 
ments ne doivent etre consideres que comme l'appropriation d'un ediiice 
antique a un besoin moderne, non comme la realisation d'un programme 
arrete; cela est si vrai, que les constructeurs du moyen age, du moment 
qu'ils abandonnerentles traditions abatartlies de Pantiquite, chercherent 
(le nouvelles dispositions comme plan, et un nouveau systeme de con- 
struction : c'est ce qui a fait dire a beaucoup de personnes s'occupant des 
arts religieux, que les eglises romanes et ogivales etaient les seules qui 
fussent vraiment chretiennes. 
Si cela n'est pas soutenable au fond, puisque dans la ville chretienne 
par excellence ilifexiste pas une eglise batie suivant la donnee romane ou 
Ogivale, nous sommes bien forces de reconnaitre que le christianisme, 
en Occident, a trouve une forme nouvelle qu'il a merveilleusement appli- 
quee aux besoins du culte. On peut adopter ou repousser cette forme, elle 
n'appartient pas moins au catholicisme; bonne ou mauvaise, c'est son 
muvre. 
1 Si Saint-Pierre de Homo a cmlservd son nom de basilique, il n'est pas besoin de dire 
que la disposition de Pädilice actuvl ne rappelle en rien celle des basiliques primitives.
        

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