Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Arts-Chapiteau]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1106011
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1107430
 121  [ BAHBIERE ] 
u coups a ceux de dedans ; et ceux de Honnecourt a eux deffendre vassal- 
a ment. La etoit damp abbe, qui point ne separgnoit, mais se tenoittout 
a devant en tres bon convenant, et recueilloit les horions moult vaillam- 
a meut, et lancoit aucune fois aussi grandshorions et grands coups moult 
a apertemcnt. La eut fait mainte belle appertise d'armes; et jetoient 
a ceux des guerites eontreval, pierres et bancs, etpots pleins de chaux, 
a pour plus essonnier les assaillaus. La ctoientles chevaliers etles barons 
a devant les barrieres, qui y faisoient merveilles d'armes; etavintque, 
a ainsi que messire Henri de Flandre, qui se tenoit tout devant, son glaive 
e empoigne, et lancoit les liorions grands et päfilletlX, damp ahbe, qui 
a etoit fort et hardi, empoigna le glaive duclit messire Henri, et tout 
a paumoiant et en tirant vers lui, il lit tant que parmi les fentes des 
a barrieres il vint jusques au bras dudit messire Henri, qui ne vouloit 
a mie son glaive laisser aller pour son honneur. Adonc quand Vabbe 
a tint le bras du chevalier, il le tira si fort ä lui qu'il Fencousit dedans les 
a barrieres jusques aux epaules, et le tintla a grand meschef, et l'eut 
a sans faute sache dedans, si les barrieres eussent etc ouvertes assez. Si 
a vous dis que le dit messire Henri ne futa son aise tandis que Pabbe le 
u tint, car il etoit fort et dur, et le tiroit sans epargner. D'autre part les 
u chevaliers tiroient contre lui pour reseourre messire Henri; et dura 
a cette lutte et ce tiroi moult longuement, et tant que messire Henri fut 
(r durement greve. Toutes fois par force il fut rescous; mais son glaive 
a demeura par grand' prouesse devers Fabbe, qui le garda depuis moult 
a (Fannees, et encore est-il, je crois, en la salle de Honnecourt. Toutes 
a fois il y etoit quand j'ecrivis ce livre; et me futmontre un jour que je 
(r passai par la, et m'en fut recordee la verite et la maniere de l'assaut 
a comment il fut fait, et le gardoient encore les moines en parement 
a (comme trophees) 1.  
Les barrieres etaient un poste d'honneur; detaitla que Felite de la 
garnison se tenaiten temps de guerre. a A la porte Saint-Jacques (de Paris) 
a et aux barrieres etoient le comte de Saint-Pol, le vicomte de Rohan, 
u messire Raoul de Goucy, le sire de Cauny, le sire de Cresques, messire 
u Oudart de Renty, messire Enguerran d'Eudin. Or avint ce mardi au 
a matin (septembre 4370) qu'ils se delogerent (les Anglais) et bouterent 
a le feu es villages ou ils avoient ete loges, tant que on les veoittout clai- 
a rement de Paris. Un chevalier de leur route avoit voue, lejour devant, 
a qu'il viendroit si avant jusques a Paris qu'il hurteroit aux barrieres de 
(r sa lance. Il n'en mentit point, mais se partit de son conroi, le glaive au 
a poing,-_la large au col, arme de toutes pieces ; et s'en vint eperonnant 
u, son coursier, son ecuyer derriere lui sur un autre coursier, qui portoit 
a son bassinet. Quant il dut approcher Paris, il prit son bassinetet le mit__ 
a en sa tete: son eeuyer lui laqa par derrierc. Lors se partit cil brochant 
a des eperons, et s'en vint de plein elai ferir jusques aux barrieres. Elles- 
Les Chroniques de Froissart, 
Bucll
        

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