Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Arts-Chapiteau]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1106011
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1107338
 lll  [ BARBACANE 1 
faces laterales des contre-forts seraient venus penetrer gauchement les 
pieds-droits des fenetres, sans utilite ni raison (voy. ARCHITECTURE anu- 
GIEUSE, ÜONTRE-FORT). A partir du XIIIC siecle, dans l'architecture reli- 
gieuse le bandeau n'existe plus par le fait, les murs pleins etant suppri- 
mes; on ne les rencontre, comme dans le dernier exemple dont nous 
venons de parler, que lorsqu'ils sont le prolongement horizontal des 
appuis des fenetres; seulement leurs profils se modifient suivant le goüt 
du moment (voy. PROFIL). Dans l'architecture civile, on les murs sont con- 
serves forcement, ou la construction ne se compose pas uniquement de 
contre-forts laissant de grands jours entre eux, des bandeaux indiquent 
le niveau des planchers (voy. ÜUATEAU, MAISON). Parfois alors les ban- 
deaux sont decores de sculptures, particulierement pendant le xve siecle. 
Gomposes de simples moulures prolilees dans une assise basse pendant 
les X118, Xllle et Xiv" siecles, ils prennent au contraire de la hauteur et 
une saillie pronoucee au xve siecle, coupent les facades horizontale- 
ment par une ornementation plus ou moins riche. Au XVIB siecle, les 
bandeaux perdent leur aspect d'arase, pour devenir de iferitalalcs enta- 
blements avec leur architrave, leur frise et leur corniche, rneme lorsque 
l'absence d'un ordre antique devrait exclure l'emploi de tous ces mem- 
bres. Les fae-ades ne sont plus alors que des ordonnances superposees. 
BAHBACANE, s. f. (barbequenne). On designait pendant le moyen äge, par 
ce mot, un ouvrage de fortification avance qui protegeait un passage, 
une porte ou poterne, et qui permettait a la garnison d'une forteresse de 
se reunir sur un point saillant a couvert, pour faire des sorties, pour pro- 
teger une retraite ou l'introduction d'un corps de secours. Une ville ou 
un ehateau bien munis etaient toujours garnis de barbacanes, construites 
simplement en bois, comme les antevnuralia, procastria des camps ro- 
mains; ou en terre avec fosse, en pierre ou moellon, avec pont volant, 
large fosse et palissades anterieures (voy. ARCHITECTURE MILITAIRE). La 
forme la plus ordinaire donnee aux barbacanes etait la forme circulaire 
Ou demi-circulaire, avec une ou plusieurs issues masquees par la courbe 
de l'ouvrage. Les arrnees qui eampaient avaient le soin d'elever devant 
les entrees des camps de vastes barbaeanes, qui permettaient aux troupes 
de combiner leurs mouvements d'attaque, de retraite ou de defense. Au 
moment d'un siege, en dehors des murs des forteresses, on elevait sou- 
vent des barbacanes, qui Netaient que des ouvrages temporaires, et dans 
lesquelles on logeait un surcroit de garnison.  
a Hordäiz ot ct bon et bel, 
a Par Llefors les murs dou chastcl 
a Ses lJilPbHCzllmS Iisl drecicr 
a Pnr son chastcl miauz enforcicr. 
a Sodoiers mande par la terre 
u Qu'il vaingnent ä li por conquerrc,
        

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