Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1101563
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sur la pile B, calculant avec raison que la poussee des deux arcs-boutants 
Supericurs tendait a faire incliner cette pile A, et reportait sa charge sur 
son parement exterieur 51 l'aplomb de la pile B. Laissant un vide entre la 
pile A et le coiitre-fort G, ils banderent deux autres petits ares-boutants 
dans le prolongement des deux grands, et surent ainsi maintenir l'aplomb 
de la pile intermediaire A chargee par le pinacle D. Grace a cette division 
des forces des poussees et a la stabilite donnee a la pile A et au contre- 
fÜft G Paf C0 SUPGTOÜ de pesanteur obtenu au moyen de l'adjonction 
des piiiacles D et E, Vequilibre de tout le systeme s'est conserve; et si le 
01102111" dela cabhädrale de Beauvais a menace de s'ecrouler au XIVe sie- 
016, au point qu'ila fallu clever de nouvelles piles entre les anciennes 
daim les tfavees Paranäles, il ne faut pas s'en prendre au systeme adopte, 
{lgiäistvtfcvsavamment combine, mais a certaines imperfections dans 
1A x äl 1011, etiällltout  lebranlement cause a Fediüce par la chute de 
a ccie centiale elevee imprudemment sur le transsept avant la coii- 
struction de la nef. D'ailleurs, Yarc-boutant que nous donnons ici appar- 
Mlxfgläll autrond-point, dont toutes les parties ont conserve leur aplonibw. 
1M uselfllg pus le choeur de Beauvais parce qu'il est la derniere limite a 
C, l  a rconstiuction des grandes eglisesdu xiiic siecle ait pu arriver. 
est la theorie du systeme mise en pratique avec ses consequences 
meme exagerees. A ce point de vue, cet edifice ne saurait etre etudiä 
avec trop de soin. C'est le Parthenon de l'architecture francaise; il ne 
lui a manque que (rem; acheve, et d'etre place au centre d'une popula- 
tion conservatrice et sachant, comme les Grecs de Fantiquite, apprecier, 
fespccter et vanter les grands efforts de l'intelligence humaine. Les 
architectes de la cathedrale de Cologne, qui batirent le chceur de cette 
681158 peu apres celui de Beauvais, appliquerent ce systeme d'arcs-bou- 
tants, mais en 1e perfectionnant sous le rapport de Fexecution. Ils char- 
gcrent cette construction simple de details infinis qui nuisent a son effet 
sans augmenter ses chances de slabilite (voy. CATHEDRALE et GoNsTnggc- 
TION). Dans la plupart des eglises laaties au commencement du X1110 siecle, 
les eaux des cheneaux des grands combles segouttaient par les larmiers 
des corniches, et nüätaient que rarement dirigees dans des canaux des- 
tines a les rejeter promptement en dehors du perimetre de Pedifice (voy. 
CHENEAU). On reconnut bientot les inconvenients de cet etat de choses, 
et, vers le milieu du X1110 siecle, on eut Fidee de se servir des arcs-boutanls 
Superieurs comme d'aqueducs pour conduire les eaux (168 ChÜHGHHX dCS 
grands combles atravers les tetes des contre-forts; Ün ävitait ainsi de 
10I1gs trajets, et l'on se debarrassait des eaux de pluie Paf 16131115 001111 
Chemin. Ce systeme fut adopte dans le choeur de la cathedrale de Beau- 
vais (fig. 61). Mais on etait amena ainsi 51 fglevei- la tete des arcs-boutants 
superieurs jusqlfil la COFHiChG des grands combles, c'est-indue bien 
au-dessus de la poussee des voutes, comme a Beauvais, ou a conduire 
les eaux des cheneaux sur les chaperons de ces EIFCS-bmltänts 2111 1111051611 
de coffres verticaux de pierre qui avaient Pinconvenieiit de causer des
        

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