Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1101452
ARC 
ARC-BOUTANT.  On donne ce nom aux arcs exterieurs qui, par leur 
position, sont destines a contre-buter la poussee des voütes en arcs (Yogive. 
Leur naissance repose sur les contre-forts, leur sommet arrive au point 
de la poussee reunie des arcs-doubleaux et des arcs ogives. Suivant les 
goüts de chaque ecole, on a beaucoup blame ou beaucoup loue le sys- 
teme des arcs-boutants; nous n'entreprendrons pas de les defendre ou 
de faire ressortir leurs inconvenients: il n'y a qu'une chose a dire, a 
notre sens, sur ce systeme de construction, c'est qu'il est l'expression la 
plus franche et la plus eneifgique du mode adopte par les constructeurs 
du moyen zlgc. Jusque leur application dans les eglises gothiques, tout 
est tatonnement; du moment que les arcs-boutants sont nettement ac- 
cuses dans les constructions, la structure des eglises se developpe dans 
son veritable sens, elle suit hardiment la voie nouvelle. Demander une 
eglise gothique sans arcs-boutants, c'est demander un navire sans quille ; 
c'est pour Peglise comme pour le navire une question d'etre ou de n'etre 
pas. Le probleme que les architectes de Fepoque romane s'etaient donne 
a resoudre etait celui-ci : elever des voütes sur 1a basilique antique. 
Gomme disposition de plan, la laasilique antique satisfaisait complete- 
nient au programme de Feglise latine: grands espaces vides, points 
d'appui minces, air et lumiere. Mais la basilique antique etait couverte 
par des charpentes, l'abside seule etait voütee; or, dans notre climat, 
les charpentes ne preservent pas completement de la neige et du vent; 
elles se pourrissent assez rapidement quand on n'emploie pas ces dispo- 
sitions modernes de cheneaux de metal, de conduites d'eau, etc., pro- 
cedes qui ne peuvent etre en usage qu'au milieu d'un peuple chez lequel 
l'art de la metallurgie est arrive a un haut degre de perfection. De plus, 
les charpentes brülent, et un edifice couvert seulement par une char- 
pente que Fineendie devore est un edifice perdu de la base au faite. 
Jusqu'aux xc et x10 siecles il n'est question, dans les documents ecrits 
de notre histoire, que d'ineei1dies d'eglises qui neeessitent des recon- 
structions totales. La grande preoccupation du elerge, et par consequent 
des architectes qui elevaient des eglises, etait, des 1e x8 siecle, de voüter 
les nefs des basiliques. Mais les murs des basiliques, portes sur des co- 
lonnes greles, ne pouvaient presenter une resistance suffisante a la poussee 
des voüteg hautes ou basses. Dans le centre de ia France, les construc- 
teurs, vers le x18 siecle, aVHient pris le parti de renoncer a ouvrir des 
jours au sommet des murs des nefs hautes, et ils contre-butaient les 
voütes en berceau de ces nefs hautes, soit par des demi-berceaux, comme 
dans la plupart des eglises auvergnates, soit par de petites voütes d'arete 
elevees sur les bas cotes. Les nefs alors ne pouvaient etre eclairees que 
par les fenetres de ces bas 00H35 PFGSÄIUG aHSSi hautes que 188 gPäHdBS_ 
nefs. Les murs exterieurs, epais etrenforces de contre-forts, maintenaient 
les poussees combinees des grandes et des petites voütes (voy, Anom- 
TECTURE RELIGIEUSE). Mais dans le nord de la France ce systeme ne pou- 
vait prevaloir : de grands centres de populations exigeaient de vastes
        

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