Bauhaus-Universität Weimar

Titel:
[Abaque-Aronde]
Person:
Viollet-le-Duc, Eugène Emmanuel
Persistente ID:
urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1100478
PURL:
https://digitalesammlungen.uni-weimar.de/viewer/resolver?urn=urn:nbn:de:gbv:wim2-g-1105856
L ARMOIRIES ]  500  
a la dite piece de cuir tout le sommet du heaulme, et sera couverte la dite 
a piece du lambequin, armoye des armes de cellui qui le portera. Et sur 
a le dit lambequin, au plus hault du sommet, sera assis le dit tymbre, et 
aautour d'icellui aura ung tortis des couleurs que vouldra le dit tour- 
u noyeur, du gros du bras ou plus ou moins a son plaisir 1. n Nous l'avons 
deja dit au commencement de cet article, les chevaliers et princes qui se 
presentaient dans la lice pour jouter adoptaient des armes de fantaisie et 
ne paraissaient avec leurs armes hereditaires qüexceptionnellement. On 
prenait trop au serieux les armoiries de famille pour les livrer aux hasards 
de combats qui n'etaient qu'un jeu. Il est curieux de lire a ce sujet le 
passage des Mämozies d'0livier de la Marche, fort expert en ces Inatieres. 
a D'autre part, dit-ili, se presenta Michau de Certaines sur un cheval 
a couvert de ses armes : dont plusieurs gens s'emerveillerent; et sembloit a 
a plusieurs, que considere que les armes d'un noble homme sont et doyvent 
a estre Yemail et la noble marque de son ancienne noblesse, que nullement 
une se doit mettre en danger d'estre trebuchee, renversee, abatue, ne 
a foulee si bas qu'a terre, tant que le noble homme 1e peut detourner ou 
a delfendre : car d'aventurer la riche monstre de ses armes, l'homme aven- 
a ture plus que son honneur, pour ce que d'aventurer son honneur n'est 
u despense que le sien, et ce ou chacun a pouvoir; mais d'aventurer ses 
a armes, c'est mis en avanture la parure de ses parens et de son lignage, 
r: et avanture a petit prix ce oü il ne peut avoir que la quantite de sa 
u part; et en celle maniere est mis a la mercy d'un cheval et d'une beste 
uirraisonnable (qui peut estre portee a terre par une dure atteinte, ou 
fc choper a par soy ou memarcher); ce que le plus preux et plus seur 
u homme du monde ressongue bien, et doute de porter sur son dos en 
u tel cas... n  
La veille du tournoi, les tournoyeurs etaient invites a faire deposer leurs 
armes, heaumes, timbres et bannieres a Photel des _juges diseurs. Ces 
armes, deposees sous les portiques de la cour, etaient examinees par les 
juges pour en faire le däpartefnent. altem, et quant tous les heaulmes 
u seront ainsi mis et ordonnez pour les departir,viendront toutes les dames 
a et demoiselles et tous seigneurs, chevaliers et escuiers, en les visitant 
u d'ung bout a autre, la presens les juges qui maineront troys ou quatre 
a tours les dames pour bien veoir et visiter les tymbres ety aura ung herault 
u ou poursuivant qui dira aux dames, selon l'endroit ou elles seront, le 
a nom de ceulx a qui sont les tymbres, ad ce que s'il y en a nul qui ait des' 
u dames mesdit, et elles touchent son tymbre, qu'il soit le lendemain pouri 
a recommande. Touteffois nul ne doibt estre hatu au dit tournoy, se nonl 
a par Fadvis et ordonnance des juges, et le cas bien desbatu et attaint 
a au vray, estre trouve tel qu'il merite pugnicion; et lors en ce cas doibt 
1 Traictä de la lbrme et devis d'ung tournoy. 
mi Rend (Biblioth. nutiom, n" 8351). 
"3 Liv.  chap. xxl. 
le 
tournois par 
Les mss. du Livre (les
        

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